Municipales à Villejuif : pour une convergence des idées

Le premier tour de l’élection municipale est prévu le 15 mars prochain. 

Prix des logements qui s’envolent du fait d’un rythme de construction effréné, inaction face aux enjeux écologiques, vie associative et culturelle en berne, atteintes incessantes au droit d’expression qui menacent la sérénité de la vie citoyenne : les raisons sont nombreuses pour ne pas renouveler l’équipe municipale sortante.

Pour préparer cette échéance, les forces politiques se cherchent. En février, le PS désigne son chef de file, Alain Weber. Des militants prennent l’initiative de créer une association, Réinventons Villejuif, destinée à ouvrir un dialogue plus large avec les Villejuifois. En sept mois, de nombreuses idées ont été apportées dans les domaines du logement, de l’écologie (avec un atelier zéro déchets en juin), de la petite enfance, de la scolarité, …

Au même moment, sept personnalités de gauche – dont Dominique Girard, conseiller municipal PS – appellent à une réflexion programmatique commune, qui s’est traduite par une réunion et deux ateliers sur cinq thèmes importants pour l’avenir de Villejuif. 

Cette démarche souffre cependant de deux insuffisances. La première tient à la composition même des signataires : toutes les forces de progrès n’y sont pas représentées. La seconde tient à l’ambigüité même de l’appel : s’agit-il d’une démarche programmatique, permettant de débattre de l’importance des problèmes et d’amorcer des solutions communes, ou s’agit-il de constituer une liste unique ?

Pour nous, la démarche programmatique est un préalable.Nous appelons toutes les forces de progrès à être parties prenantes de cette réflexion commune : PS et PC, mais aussiLFI et EELV, pour ne parler que de celles qui se sont déjà présentées à une élection locale à Villejuif. 

La participation de citoyens et de représentants d’associations est nécessaire pour éviter un dialogue réduit au seuls partis. Cette réflexion commune doit se fixer comme objectif premier d’identifier les principaux points de convergence, mais aussi les différences voire les divergences, pour proposer des actions développant des perspectives nouvelles.

Dans le meilleur des cas, cette réflexion commune permettrala constitution d’une liste progressiste unique au premier tour. C’est cette solution que soutient prioritairement Réinventons Villejuif. 

Cela suppose cependant que soit réglée l’épineuse question de la tête de liste. Nous sommes favorables à un processus transparent et démocratique de désignation, car aucun chef de file ne s’impose à l’évidence, compte tenu des bouleversements du paysage politique local et national au cours de la période récente. 

Si l’union de toutes les forces progressistes n’était pas possible au premier tour, chaque parti voulant se compter (et, après tout, quoi de plus normal en démocratie que de donner la parole aux électeurs ?), alors, nous aussi, nous proposerons nos idées aux Villejuifois. 

Les discussions préalables n’auront pas été inutiles : elles serviront de bases à une majorité solide, à l’inverse de la coalition hétéroclite victorieuse en 2014, qui a rapidement éclaté et livré notre ville aux promoteurs. 

Construisons ensemble une ville pour tous, plus ecologique, solidaire et démocratique.

Alain WEBER.

Faire de Villejuif une ville qui nous rassemble et nous ressemble

Alain Weber

Fruit d’un développement urbain d’une rare ampleur, Villejuif va voir sa population passer de 50 000 à 80 000 habitants dans les quinze prochaines années. Cette transformation massive doit se faire, plus qu’aujourd’hui, avec les Villejuifoises et Villejuifois, car elle pose des questions cruciales.

Acteur engagé dans la ville, socialiste et écologiste, je propose ma candidature à tous ceux qui estiment que la ville a besoin de profonds changements, à la fois dans les politiques mises en œuvre et dans la manière dont elles sont élaborées.

Continuer la lecture de « Faire de Villejuif une ville qui nous rassemble et nous ressemble »

Pour une (réelle) démocratie participative à Villejuif !

Dans les differentes publications de la Mairie, dont le Villejuif notre ville de mars, le maire s’est félicité de la tenue des « débats expresso » : « Au total près de 500 participants, plus de 100 participants en ligne ». Bien sûr, on peut se féliciter de la tenue de ces réunions. Mais le résultat est-il à la hauteur de ce qui est annoncé ? Certainement pas. Il suffit d’aller sur le site de Cachan, qui a mené une démarche similaire de consultation (pas étonnant, nous sommes à quelques mois du moment où toutes ces dépenses risqueraient d’être imputées aux comptes de campagne…). Dans une ville deux fois plus petite que Villejuif, 8 réunions, comme à Villejuif, ont réuni 1800 habitants, soit près de 4 fois plus qu’à Villejuif. Pour la réunion de restitution, 400 participants réunis dans un gymnase : ceux qui ont participé à la triste réunion de restitution du 15 février, sans aucune prise de parole de citoyen, feront la différence, les autres pourront se reporter au VNV de mars où, suprême paradoxe, le seul citoyen de Villejuif qui soit à l’image est… le maire !

Alors, les Villejuifois seraient-ils huit fois moins avides de débats que les Cachanais ? Non, bien sûr. Il y a des explications à cet échec :

1/ les débats à Villejuif se tenaient tous le samedi matin dans une école du centre-ville, ceux de Cachan se sont tenus dans 8 quartiers différents, à 20h en semaine sauf une fois un samedi matin

2/ Les sujets abordés au cours des réunions villejuifoises étaient préparés préalablement avec le cabinet conseil recruté par la ville, alors qu’à Cachan une journée entière a été consacrée à des ateliers de propositions thématiques

3/ le cabinet conseil a fait honnêtement son travail, mais il a été présenté comme le « tiers de confiance », ce qu’un prestataire rémunéré ne peut absolument pas être !

4/ À Villejuif, au cours de la réunion de restitution, seul le cabinet conseil a présenté une synthèse des débats, alors qu’à Cachan ce sont les citoyens eux-mêmes qui ont présenté les propositions

5/ À Villejuif, le maire déclare : « sur la base du budget voté en décembre, nous allons réfléchir à mettre en œuvre dès cette année certaines propositions qui ont émergé lors des débats » ; à Cachan, la maire a fait une liste de 30 engagements issus des dialogues, et fixé un rendez-vous en septembre pour faire le bilan des engagements qui auront été réalisés.

Un constat d’autant plus amer que nombre d’instances de consultation existantes aujourd’hui ne sont que vitrines… Exemple du conseil des crèches, qui ne se réunit qu’une fois par an, avec des représentants des parents élus pour une année… Résultats: pas de compte rendu, pas de suivi, pas de réponse, zéro prise en compte des remarques et propositions des parents. Et la mairie organise dans le même temps un débat expresso sur la petite enfance…

Pour l’avenir, il ne s’agit pas de copier ce qui a pu marcher ailleurs, mais de s’inspirer des bonnes pratiques.  Et la marge de progression est importante !

Proposition : nous proposons de mettre en débat la création d’un conseil de développement de Villejuif, dispositif permanent de participation citoyenne aux meilleurs standards : constitué de citoyens bénévoles, pour partie tirés au sort, pour partie représentants des milieux économiques, sociaux, culturels, éducatifs, scientifiques, environnementaux et associatifs, dont le statut associatif garantirait l’indépendance.

Réformons l’office HLM de Villejuif, mais pas n’importe comment !

L’office HLM de Villejuif doit se rapprocher d’autres organismes HLM pour deux raisons

• la nouvelle loi sur le logement oblige les HLM à avoir au moins 12000 logements.

• l’office HLM de Villejuif est trop petit (3200 logements, soit un peu plus d’un tiers du parc HLM de Villejuif).

Ce rapprochement est une bonne chose : l’office fait face à de grosses obligations de rénovation de son parc vieillissant et il n’en a pas les moyens. Mais, pour les locataires actuels et futurs comme pour les Villejuifoises et les Villejuifois, ce rapprochement ne doit pas se faire n’importe comment. 

L’office de Villejuif est déjà en droit rattaché au territoire « Grand Orly Seine Bièvre », même s’il reste en réalité conduit par des élus de la commune. La solution la plus logique aurait donc été que l’office se rapproche de ses voisins : avec Gentilly, Arcueil, Cachan et le Kremlin-Bicêtre, le seuil de 12000 logements était atteint. Mais, pour des raisons politiques, ce n’est pas le choix que la municipalité semble avoir fait. La presse s’est fait l’écho d’un rapprochement avec une filiale de la Caisse des Dépôts, CDC Habitat.

Or, pour nous, il y a trois conditions à un rapprochement :

  • qu’il permette une remise à niveau du parc existant, en particulier la rénovation urbaine des quartiers sud, et qu’il donne les moyens de continuer à construire de nouveaux logements locatifs à des prix maitrisés. 
  • que les Villejuifois aient leur mot à dire sur les grandes décisions, en particulier la vente. Ce patrimoine a été en partie construit avec l’argent des Villejuifois, c’est leur patrimoine commun !
  • que les attributions de logements sociaux se fassent dans la plus grande transparence.

Adossé à une banque publique, CDC Habitat a les reins solides, il peut rénover le parc HLM s’il en a la volonté, c’est-à-dire s’il y trouve son intérêt. Cette société anonyme est un des très gros acteurs nationaux : avec 400 000 logements sociaux, elle est plus de 100 fois plus grosse que l’office ! Comment nos trois conditions vont-elles pouvoir être remplies ? 

• En revanche, si le patrimoine de l’office était purement et simplement vendu à CDC Habitat,, le pouvoir de décision des Villejuifois deviendrait extrêmement faible, voire nul. En particulier, le risque serait grand de vendre des logements HLM sans que d’autres ne soient construits à Villejuif. Le directeur de CDC Habitat s’est fait de longue date le chantre de la vente de logements HLM. Or Villejuif a besoin de logements à loyers modérés. N’oublions pas que ces logements s’adressent à une grande partie de la population : un jeune couple peut y prétendre jusqu’à 4600€ de revenus mensuels (alors que la moyenne des revenus à Villejuif est de 3000€), un couple avec 2 enfants jusqu’à 5500 € de revenu mensuel (alors que la moyenne est à 3600€).

• Enfin, il y a un enjeu politique majeur à ce que les conditions d’attribution des logements soient totalement transparentes, pour perdre de mauvaises habitudes…

Nous faisons deux propositions :

1| L’office HLM de Villejuif doit rester une structure autonome au sein d’une société de coordination créée par la récente loi logement. Les communes y conservent leurpouvoir d’arbitrage et d’intervention, notamment sur les attributions, la politique patrimoniale, l’entretien, la qualité de service et la proximité avec les habitants ;notre préférence va vers une coordination avec les offices publics des villes voisines ;

2| L’office public doit être mis aux meilleurs standards de transparence en matière d’attributions  : système de points clairs et compréhensibles par tous, ouverture au public des commissions d’attributions ou, comme à Bagnolet, avis demandé à une commission municipale de sélection des candidats constituée d’élus de la majorité, de l’opposition, d’habitants tirés au sort et de représentants des associations de locataires avec voix consultative, autant d’exemples déjà mis en place ailleurs qui montrent qu’il est possible de lutter contre le clientélisme.

Les Villejuifois doivent reprendre la main sur le développement de leur ville

Savez-vous que la population de Villejuif diminue ? ça a l’air d’une blague, et pourtant les derniers chiffres de l’Insee, publiés le 27 décembre, sont formels : Villejuif est l’une des rares villes du Val-de-Marne dont la population a diminué entre 2015 et 2016 : nous étions 56660 habitants en 2015, nous sommes 865 habitants de moins en 2016.

Ces chiffres vont à contresens des années précédentes, et surtout de notre intuition quand on voit le nombre de grues qui hérissent Villejuif. Ils doivent interroger notre regard sur notre ville, pour mieux nous amener à agir pour la ville que nous voulons.

Accueillir de nouveaux arrivants est une chance pour la ville. Cette dynamique, c’est davantage d’animation, des enfants dans nos écoles, la perspective d’avoir des commerces, des services, une vie culturelle et associative qui se développent. Mais, et ce à quoi les chiffres de la baisse de population doivent nous amener à réfléchir, si ce n’est pas maitrisé c’est aussi la difficulté pour les revenus moyens de continuer à habiter à Villejuif quand la famille s’agrandit par exemple, ou de s’installer pour de jeunes couples. En 2016, ceux qui sont partis ont été plus nombreux que ceux qui sont arrivés. Sont-ils partis volontairement, ou bien ont-ils été repoussés plus loin de Paris par la hausse des prix des logements et des loyers ?

Ce que nous proposons, à Réinventons Villejuif, c’est que les citoyens de notre ville reprennent la main sur son développement. Aujourd’hui, où sont les lieux où l’on peut débattre de l’ensemble des projets qui vont transformer notre ville comme jamais depuis un siècle ? Pas le conseil municipal, le maire a décidé de ne plus y présenter les permis de construire. Pas dans les réunions publiques, elles sont éparpillées façon puzzle. Il y a bien enfin une maison des projets pour la rénovation urbaine dans les quartiers sud : sa création est la stricte application de la loi, mais les horaires la rendent inaccessible à ceux qui travaillent.

Je propose la création d’une maison des projets pour l’ensemble de Villejuif, ouverte aux horaires qui permettent de toucher la population, y compris en soirée pour des débats avec des urbanistes, des architectes, des promoteurs… Et qu’on ne vienne pas dire que ça coute cher : je suis sûr que, comme ça se fait ailleurs, des permanences pourraient être assurées par des étudiants en architecture, en sociologie urbaine, que des maquettes numériques pourraient être faites par les étudiants en école d’informatique, que des bénévoles pourraient se mobiliser. Quant aux locaux, ne trouvez-vous pas qu’il y a trop de pieds d’immeubles vacants depuis trop longtemps en plein cœur de ville ?

Ce que nous voulons aussi mettre en débat, c’est le rôle de la ville dans la maitrise des différents types d’habitat. Aujourd’hui, le déséquilibre est devenu trop grand en faveur du logement privé, dont les prix s’envolent. Or une ville, même quand elle fait partie d’un ensemble plus vaste, peut être maitresse des équilibres et des rythmes. Elle peut œuvrer pour développer du locatif à loyer intermédiaire entre le logement social et le marché, elle peut encourager l’accession sociale à la propriété. Elle peut surtout développer un habitat à loyer modéré (c’est ce que signifie HLM !) dans toute sa diversité urbaine (petits immeubles bien insérés) et sociale. Le logement HLM s’adresse potentiellement à une grande majorité de ménages, et pas seulement les plus modestes : vous avez droit à un logement HLM jusqu’à 2 Smic si vous êtes célibataire, 3,5 Smic un jeune couple sans enfants, 4,5 Smic un couple avec deux enfants. Nous proposons de lancer un débat sur les équilibres que nous voulons entre différentes catégories de logements pour engager avec nos voisins une révision du plan d’urbanisme (PLU) et du programme d’habitat (PLH).

Enfin, nous demandons également un vrai débat sur l’avenir de notre office HLM. Il doit se moderniser, c’est sûr, et pour cela se regrouper. Mais, alors que les HLM de Villejuif appartiennent déjà pour deux tiers à des sociétés HLM privées qui n’ont pas leur siège à Villejuif, les citoyens de Villejuif ne doivent pas perdre la main sur ce qui est leur patrimoine commun.

Equilibre et maitrise par les citoyens : on en revient toujours là.

Alain Weber

Se soigner à Villejuif ou le parcours du combattant

Par Malika.

Parcours du combattant. L’expression peut paraitre exagérée mais pour se soigner dans notre ville (comme dans beaucoup d’autres certes) et lorsque l’on tient au service public, il faut effectivement s’armer de patience, de sang-froid et d’internet…parce qu’au téléphone çà ne répond pas…

Internet présenté comme la solution miracle pour la prise de rendez-vous avec les praticiens de nos centres de santé municipaux : CMP Pierre Rouquès, Centre dentaire Danielle Casanova et Annexe Pasteur  tels que nous les présente Doctolib. Quelle chance pour Villejuif se dirait-on ! Sauf que la réalité est que si effectivement les généralistes et spécialistes du CMP sont bien présentés,  il n’y aucune proposition pour un dentiste et les consultations au niveau de l’annexe Pasteur se comptent sur les doigts d’une main et avec des délais d’attente plus importants.

Alors certes, à partir du moment où on est « connecté », et là je pense en particulier à ceux qui ne le sont pas, nos plus anciens ou encore aux personnes qui n’ont pas d’internet à domicile (et oui il y en a encore…), il est tout à fait possible de prendre rendez-vous en ligne avec certains praticiens, mais pas tous… Et pourquoi donc ? Certains médecins s’opposeraient-ils à ce nouvel outil ?

De même, il est impossible, bien que cela soit proposé par le site, de prendre un rendez-vous pour une première consultation ; quelle déception quand les deux charmants personnages médecins de Doctolib vous répondent : « Désolé, la réservation est impossible ». Donc si on est nouvel arrivant à Villejuif ou si on vient de tomber malade et qu’on a besoin d’un spécialiste, c’est impossible…

En effet, certaines spécialités ne sont pas proposées : pourquoi est-il impossible de prendre un rendez-vous pour une mammographie par exemple ? 

Toutes les autres spécialités en radiologie sont proposées, pourquoi pas celle-ci qui concerne toutes les femmes au titre de la prévention. Idem pour l’ophtalmologie qui a été rayée des consultations disponibles : suivie depuis des années au CMP, lorsque l’ophtalmologue m’a annoncé son départ à la retraite, elle m’a remis mon dossier en m’indiquant qu’elle ne savait pas si elle serait remplacée et m’a même conseillé de me tourner vers un praticien du privé ! J’ai eu de la chance d’en trouver un, malgré mon sens du service public et malgré les délais d’attente qu’on connait en particulier dans cette spécialité.

Alors on peut toujours nous dire que l’offre est importante, qu’on peut prendre rendez-vous aisément via le net, et annoncer une maison de la santé universitaire en 2021 (mais au fait quel statut pour celle-ci ? public ? mixte ?) mais si on veut être soigné aujourd’hui, rapidement et par le service public à Villejuif, force est de constater que cela est loin d’être aussi aisé que de le dire.

Alors oui, sans doute faut-il encourager l’installation de praticiens libéraux à Villejuif comme ailleurs, mais il faut surtout maintenir un service public de la santé de qualité, accessible à tous et complet avec du matériel modernisé. Nous ne sommes pas égaux devant la maladie mais l’égal accès aux soins de chacun selon ses moyens et ses valeurs doit être respecté.

Il faut se mobiliser pour le lycée Darius Milhaud

A l’invitation des enseignants du lycée Darius Milhaud, lycée de secteur de Villejuif, je me suis rendu à la « nuit des lycées » du Val-de-Marne. A travers cette manifestation, les enseignants protestaient contre la réforme des lycées (« réforme Blanquer »). Je voulais mieux comprendre leurs préoccupations et, à travers eux, celles de nos lycéens et de leurs parents. En effet, de prime abord, les intentions de la réforme me paraissaient intéressantes, en finir avec les filières rigides que j’avais connues me paraissait positif.« Tous les élèves suivent des enseignements communs (16 h) et des disciplines de leur choix : les enseignements de spécialité (12 h). Ils permettent d’approfondir ce qui les passionne et ce qui les fera réussir dans l’enseignement supérieur. », dit le site du ministère.

Mais le diable est dans les détails.

Ce qui fait réagir les enseignants de « Darius », comme beaucoup de leurs collèguesd’autres lycées, c’est que la fin annoncée des filières est un vrai faux choix pour les élèves et les familles qui, pour beaucoup, manquent d’information. Parmi les nombreux griefs, j’en retiendrai trois, qui concernent directement la scolarité des lycéens. 

Premièrement, le choix parmi 12 spécialités n’existe pas : à Darius Milhaud, les élèves ne pourront choisir que parmi les 7 spécialités « classiques ». Aucune spécialité « rare » n’est proposée. Bien pire, Darius perd la spécialité « arts » en terminale et l’option euro-allemand. En limitant la gamme des enseignements, on accentue une véritable rupture d’égalité territoriale.

Deuxièmement, en lycée professionnel, les élèves perdent des heures d’enseignement général alors même que ces heures, en français notamment, sont très importantes pour eux. 

Troisièmement, avec la réforme, il n’y aura plus que des classes à 35 élèves (aujourd’hui 4 classes à 35 et 2 à 24 en premières, des classes à 30 en secondes) dans un établissement où de nombreux élèves ont des difficultés et demandent une attention particulière et alors que les enseignants demandent chaque année à ce qu’elles soient allégées. 

Pour moi, les élus de Villejuif devraient se mobiliser d’abord et avant tout pour promouvoirl’enseignement public (la maire d’une ville voisine de Villejuif est allée en personne au rectorat avec des représentants de parents d’élèves défendre son lycée). Au lieu de quoile maire essaie de monter, dans des conditions discutables, des projets qui divisent. A Darius Milhaud, il est indispensable de donner le maximum de chances à une équipe d’enseignants motivés par la réussite intellectuelle et, ultérieurement, professionnelle, de leurs élèves.

Pour ceux qui en veulent plus : voir par exemple le site bien fait du Sgen-Cfdt https://www.sgen-cfdt.fr/dossier/reforme-du-lycee-beaucoup-dincertitudes/.

Alain Weber

Égalité Femmes – Hommes : que peut faire une Mairie comme Villejuif ?

Vous pensez peut-être qu’une commune ne peut rien faire toute seule pour promouvoir l’égalité Femme-Homme? Détrompez-vous… 

Des actions simples et locales peuvent être mises en place afin d’impliquer l’ensemble de la ville dans la défense des droits des femmes, pour que chaque Villejuifoise se sente faire partie intégrante de la vie de la cité. 

La lutte contre les violences faites aux femmes n’appartient pas uniquement à la sphère privée. Pour cela, des formations et sensibilisations doivent être mises en place auprès des agents municipaux, interprofessionnels : agents de police municipale, intervenants auprès d’enfants, services des sports, professionnels de santé, etc. Ce travail local doit être réalisé en lien avec les associations, notamment en organisant des journées au sein des services dedies à la jeunesse de la ville, dont les accueils périscolaires et maternelles.

Un système de cotation pour l’attribution de logements sociaux pourrait être mis en place, avec un nombre de points supplémentaires attribués lorsqu’il y a des violences dans le foyer.

Concernant l’espace public, il doit s’adapter à tous les citoyens, femmes et hommes. Des diagnostics en marchant doivent être réalisés afin d’identifier avec les Villejuifoises les aménagements à réaliser pour adapter le mobilier et l’aménagement urbain aux femmes et aux jeunes femmes, notamment concernant les équipements sportifs. 

Par ailleurs, la lutte contre le harcèlement de rue doit faire partie intégrante de la question de l’urbanisme de la ville. 

Rénovation des Arcades : l’avis des commerçants doit être pris en compte

Dans le dernier numéro de notre magazine Municipal, notre Maire nous annonçait dans une brève la rénovation des arcades commerçantes de la rue Georges Le Bigot du centre-ville. Nous sommes ravis d’apprendre que l’office HLM, qui est aussi propriétaire des arcades et des locaux commerciaux, ait décidé de rénover cet espace ouvert au public. Suite à cette information, nous en avons discuté avec les commerçants concernés. Comme nous le pressentions, certains d’entre eux n’ont appris cette nouvelle qu’en lisant le journal municipal !

Au sein de notre association Réinventons Villejuif, nous pensons qu’avant tout projet de cette nature, il aurait fallu demander leur avis aux personnes concernées, en particulier les commerçants, qui paient un loyer déjà très conséquent et participent grandement au développement économique et à l’animation de notre centre-ville.

Depuis la fermeture de l’accès de la rue Jean Jaurès sur l’avenue de la République, notre centre-ville est moins fluide et plus enclavé. Nos commerçants l’ont constaté par la diminution du nombre de passages. Nous pensons que, sur la question du commerce, l’instauration d’un dialogue avec l’ensemble des Villejuifois est nécessaire afin de permettre à nos commerçant de rester de manière pérenne et de donner envie à d’autres de venir s’installer dans les nombreux locaux encore vacants.

Pour un magazine municipal plus proche des habitants

Cette anecdote est symptomatique de nos nombreuses interrogations sur la forme actuelle de notre magazine municipal, support d’information très demandé par les habitants, ne serait-ce que pour son agenda culturel.

Tout bulletin municipal reflète et explique la politique de la majorité municipale : c’est le jeu démocratique. Pour autant, il y a une marge entre expression d’une couleur politique et outil caricatural de propagande. Nous nous interrogeons par exemple sur la nécessité de voir notre premier administré en photo sur la quasi-totalité des pages du document ! Aussi, certaines unes ou articles ressemblent plus à des tracts qu’autre chose et n’ont plus aucune valeur informative pour les Villejuifois.

Nous souhaiterions que ce journal municipal soit plus collaboratif et plus proche de notre quotidien, de nos associations, de nos commerçants et de l’ensemble des concitoyens de notre ville. Chacun devrait pouvoir participer à la réalisation de celui-ci. Enfin, nous pensons que ce journal doit disposer d’une plus grande liberté d’expression.

Nouveau système de réservation cantine – accueil de loisirs : défaillant et absurde !

Le système de réservation de la cantine/accueil de loisir qui a été mis en place par la mairie de Villejuif depuis la rentrée 2018 connait de multiples dysfonctionnements.

​Des absences avec certificat médical ne sont pas décomptées des factures du mois. Lorsqu’on se déplace en mairie, les agents municipaux n’ont pas la possibilité de revenir sur une ancienne facture. Conséquence : ils sont épuisés : beaucoup de monde attend en salle d’attente et le nombre de réclamations ne cesse d’augmenter.

En cas d’absence de professeur, inutile de se rendre en mairie : pour annuler la réservation de la cantine et de l’accueil de loisirs, il faut une attestation de l’école justifiant l’absence de l’enseignant ! Il faut alors faire revenir faire une heure de queue la semaine suivante pour tenter de faire valoir un remboursement en espérant un remboursement sur la facture du mois suivant.

Votre jeune enfant tombe malade dans la nuit ? La décision de ne pas le mettre à l’école maternelle se prend au lever, le matin. La modification d’une réservation le matin même n’est pas possible, il faut payer les frais de cantine et d’accueil de loisirs. 

Au vu des difficultés financières de beaucoup de nos concitoyens, le système de réservation de la mairie de Villejuif est intolérable. Les agents municipaux, étant donné l’ampleur des mécontentements qu’ils doivent traiter, subissent une forte pression et une souffrance non dissimulée dans l’exercice de leur fonction.

Et pourtant, d’autres solutions informatiques sont possibles. Les lycéens eux aussi doivent réserver leurs repas à la cantine via une plateforme sur internet, mais ils peuvent modifier leurs réservations jusqu’à 9h le matin même. 

Si cette solution est possible au niveau régional pour la gestion des repas des lycéens, il est inconcevable que ce ne soit pas mis en place au niveau municipal, concernant en plus des jeunes enfants (primaire, mais aussi maternelle !), qui sont plus souvent malades que leurs ainés.

Transports au quotidien : 7 mois sans bus pour 3000 usagers !

Par Kevin PARRA.

Depuis fin août 2018 – non vous ne rêvez pas, le bus 131 ne dessert plus quatre de ses arrêts (Chastenet de Géry, les Coquettes, Ambroise Croizat, Place du 8 mai 1945), soit une portion de plus de deux kilomètres. La cause ? Les usagers ont dû remuer ciel et terre pour la connaître précisément : un risque d’affaissement de la chaussée sans précision ni sur la nature des travaux à conduire, ni sur leur durée.

Plus que trois semaines à patienter pour que, enfin, une navette de remplacement soit mise en service 

En attendant, la seule solution proposée, pour des quartiers excentrés et donc mal desservis, a été de déplacer les arrêts à plusieurs centaines de mètres de leur origine, accroissant d’autant un temps de transport déjà important ou empêchant les déplacements pour les personnes à mobilité réduite.

Pour ce qui est des travaux de rénovation de la chaussée, les informations sont rares. Des sondages devaient être effectués il y a quelques mois afin de déterminer la nature des travaux à mener. Le chantier serait « très complexe » et la durée encore difficile à déterminer. Circulez y’a rien à voir !

Sous la pression des habitants, Ile de France Mobilités, le Conseil Régional et le Territoire ont enfin consenti, après 7mois d’attentisme, à mettre en service une navette de substitution qui desservira tous les quarts d’heure en période pointe les secteurs touchés. Nous serons attentifs à sa bonne mise en œuvre.

Les quartiers sur l’axe Chastenet de Géry -Marcel Grosmenil-Verdun, Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) pour certains, n’ont malheureusement pas été étonnés du traitement qu’il leur a été réservé. La dégradation des transports, en particulier du bus mais également du métro, est une constante depuis plusieurs années.

Si, année après année, de multiples rapports de nos Assemblées, Ministères et autres Cour des Comptes rappellent, à juste titre, que le désenclavement des QPV est fondamental pour leur bon développement, les acteurs locaux ne mettent que très peu d’outils en place pour le mettre en œuvre et contrôler sa qualité.

C’est pourquoi, nous souhaitons que le suivi du désenclavement devienne une des priorités des questions de Transport à Villejuif en mobilisant tous les acteurs en présence (Ile de France Mobilités, RATP, Conseil Régional et Territoire) pour, enfin, obtenir un service de qualité pour les quartiers éloignés de la Nationale 7. Le contrôle serait d’autant plus simple que la RATP possède toutes les données de fréquence et de parcours des bus et métros ; il suffirait donc qu’elle les partage auprès des acteurs locaux (comme beaucoup de pays européens le font depuis plusieurs années) pour que ceux-ci s’assurent que la qualité du service est bien au rendez-vous.