Liste citoyenne : nos convictions.

Texte collectif

Les forces de gauche, progressistes et écologistes, sont à la croisée des chemins. La crise écologique et démocratique actuelle nous oblige à renouveler en profondeur les pratiques, au risque de disparaître. Les citoyens ne supportent plus, et à raison, certaines dérives de la politique : jeux d’appareils imposant leurs calculs opportunistes, rapports de force, parfois intimidations. 

La sociologie de Villejuif elle-même a changé. Notre ville évolue, accueille de nouveaux habitants. Les ordres de priorité changent. Des quartiers entiers se sentent délaissés et veulent faire entendre leur voix. Une exigence écologiste émerge enfin face à l’inertie de nos responsables politiques. Tout ce qui a permis une gauche stable par le passé (avec, dans notre ville, un PCF fort) est désormais remis en question. 

Cette nouvelle donne nous oblige à sortir de nos vieux réflexes, et surtout de nos zones de confort respectives. Autrement dit : nous ne pouvons pas nous permettre de rejouer le match de la précédente élection municipale de 2014, avec les mêmes acteurs et les mêmes discours, comme si celle-ci n’avait été qu’un banal « accident » de parcours. Le risque est connu : laisser durablement notre ville dans les mains d’un maire cynique, au détriment de la diversité des habitants, mais aussi de notre environnement. Notre priorité : battre la droite décomplexée incarnée par le maire sortant.

« Construire une ville solidaire, écologique et réellement démocratique. »

Il ne s’agit donc pas donc de « reprendre la ville » (bien étrange formule au passage), mais bien d’écrire une nouvelle page pour et avec les Villejuifoises et les Villejuifois. Un travail patient de reconstruction du lien social et politique est nécessaire, au plus près des citoyens, et au-delà des seuls partis politiques. Notre conviction est intacte : face à un maire en roue libre, utilisant tous les moyens de la commune au seul profitd’un projet politique d’urbanisation à outrance, de logements inaccessibles aux revenus moyens et modestes, et d’une privatisation des services publics, seule une large union des forces de gauche, progressistes et écologistes nous permettra de l’emporter. Cela suppose la construction d’une liste commune, avec une tête de liste. Nous l’avons déjà dit : nous sommes favorables à un processus transparent et démocratique de désignation, car aucun chef de file ne s’impose à l’évidence, compte tenu des récents bouleversements du paysage politique local comme national.

Si tout reste ouvert, nous tenons ici à poser les conditions nécessaires à la réussite d’un tel projet.

1/ Affirmer fortement nos valeurs.

Trois valeurs principales devront nous servir de boussole : respect, écoute, transparence.

Le respect doit redevenir la norme : respect des citoyens et de leurs associations, des agents de la ville, respect de la parole donnée, tolérance vis-à-vis des opinions, des croyances, des convictions. L’écoute est indispensable, aussi bien dans la relation aux habitants que pour l’efficacité de l’action publique. Enfin, la transparence est aujourd’hui encore plus qu’hier une exigence des citoyens : transparence dans les attributions de logements sociaux, de places en crèches, mais aussi dans les comportements et les règles de fonctionnement de la future municipalité, qui pourront s’inspirer des « 30 propositions pour des communes plus éthiques » de l’association Anticor.

2/ Faire de l’urgence climatique « la » priorité programmatique.

La liste d’union que nous appelons de nos vœux – et en premier lieu, son chef de file – doit refléter l’ambition écologique qui est la nôtre. L’urgence climatique exige en effet de mener des transformations radicales pour notre ville : développement ambitieux des alternatives à la voiture, lutte contre la ségrégation urbaine qui oblige les salariés à vivre toujours plus loin, lancement d’opérations de désimperméabilisation (dans les écoles par exemple), création de nouveaux espaces verts, augmentation de la biodiversité au sein des espaces verts existants, généralisation du bio et des circuits courts dans des cantines scolaires sans plastique, mise en place d’une grande politique de réduction des déchets… Les pratiques de la municipalité devront également changer : cahier des charges environnemental exigeant auprès des prestataires de la ville, sensibilisation des agents à l’écologie pratique, rénovation thermique des bâtiments, etc.  Autant d’actions concrètes permettant de faire de Villejuif une ville réellement respectueuse de l’environnement et de la santé de ses habitants.

3/ Faire de Villejuif une ville accueillante pour tous.

La position de Villejuif au sein du grand Paris est une source de dynamisme dont notre ville peut tirer parti si elle le maitrise. Le phénomène de métropolisation, accentué par l’arrivée prochaine des lignes 14 et 15, nous impose de construire Villejuif avec tous. Villejuif ne doit pas devenir une ville dortoir, où ceux qui travaillent ne peuvent plus vivre du fait d’une montée des prix devenue insupportable. Notre enjeu est de conserver la richesse de la diversité des Villejuifois et de faire en sorte que le Villejuif de demain reste ouvert à tous, quelle que soit sa condition sociale et ses revenus.

4/ Refléter pleinement la diversité des habitants .

Cette liste doit également être le reflet de la diversité de la ville, et donc de ses habitants. Les « nouveaux arrivants », souvent traités avec mépris, doivent être représentés. Des jeunes doivent y être en situation éligible. Le nord comme le sud de la ville doivent impérativement être représentés, face à la politique du « tout centre-ville » qui a dangereusement fracturé la cohésion territoriale de notre ville. Le tissu associatif (associations culturelles, sportives) doit être revivifié et soutenu, il est une part importante de notre vie collective et peut jouer un rôle éducatif essentiel, notamment vis-à-vis des jeunes.

5/ Renouveler.

Si la participation d’élus, d’anciens élus – voire de citoyens inscrits de très longue date dans la vie politique villejuifoise – est clairement indispensable, l’équipe municipale sera d’autant plus forte qu’elle alliera renouvellement, expérience et rapport à l’histoire de la ville. Le renouvellement n’est pas une option, ou un slogan clinquant sur papier glacé, mais un impératif. La liste que nous appelons de nos vœux – et tout particulièrement son chef de file – doit symboliser cette demande de renouvellement, dûment souhaité par les habitants, elle ne pourra donc être menée par un élu ayant directement permis l’installation du maire actuel. 

6/ Tourner la page des rancœurs, dépasser les vieux clivages.

L’union municipale (LR/UDI/Divers Gauche/EELV), élaborée en 2014 et rapidement devenue caduque, a généré des rancœurs encore tenaces dans notre ville. Parce que l’avenir de Villejuif ne peut en aucun cas être compromis par le poison de la division, il nous semble impératif de dépasser ces clivages et de rassembler toutes les forces écologistes, sociales et de progrès..

Communiqué de presse | Déclaration d’Alain Weber 

Alain Weber

 « La section du Parti Socialiste de Villejuif vient de me désigner tête de file pour les prochaines élections municipales de la Ville. Cette confiance m’honore, et m’oblige.

L’ambition qui m’anime est une ambition collective : porter nos idées au gouvernement de Villejuif. Nous militons pour une ville plus inventive, plus solidaire, plus harmonieuse. C’est pour cela que nous sommes convaincus que la municipalité actuelle ne doit pas être reconduite.

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