Une occasion historique

Chères Villejuifoises, chers Villejuifois,

Je voudrais tout d’abord saluer les 1028 électeurs qui ont voté pour notre liste « Réinventons Villejuif » et ses trois propositions phares : un Pacte climat-santé, un plan d’urgence habitat, un big bang citoyen. 

Au soir du premier tour, la crise sanitaire a entrainé une mesure inédite : un confinement général. 

J’adresse mes plus vifs remerciements à ceux qui ont continué à travailler pour permettre au pays de continuer à fonctionner, avec une mention toute particulière aux soignants. Parce que notre Ville a été durement touchée, j’ai également une pensée toute particulière pour ceux ayant perdu un proche, à qui j’adresse mes condoléances, ainsi qu’à ceux qui ont été frappés par la maladie. 

Durant le confinement, Réinventons Villejuif a fait le choix de mettre la campagne électorale entre parenthèse pour se consacrer à des actions de solidarité. 

La vie reprend peu à peu ses droits, et le second tour de l’élection a été fixé au 28 juin, validant de fait les résultats du premier tour. Réinventons Villejuif a choisi de s’unir avec les listes Ensemble pour Villejuif et Villejuif écologie pour constituer la liste d’union de la gauche« Tous ensemble pour Villejuif, écologiste, citoyenne et solidaire ».

Ce choix de l’union, murement réfléchi, est à la fois un choix de conviction et de responsabilité.
Il permet à Réinventons Villejuif d’inscrire dans le programme les points forts de ses propositions : maitrise des loyers, accession sociale à la propriété, un nouvel espace vert au nord de la ville, une nouvelle maison de santé, une nouvelle MPT, une bourse aux stages, une création de deux antennes Relai Assistantes Maternelles ou encore un dispositif municipal de lutte contre les punaises de lit.

Au nombre de 10 sur cette liste d’union où aucune formation politique n’est hégémonique, nous serons garants des valeurs qui ont fondé Réinventons Villejuif : respect, écoute et transparence.


Notre ville va connaitre, au cours du prochain mandat, des changements considérables, que la crise rend encore plus complexe à gérer. Pour ce moment majeur dans l’histoire de notre ville, nous vous proposons la force d’une liste de toute la gauche et des écologistes. Cette chance est historique : saisissons-la !

Notre diversité, les compétences de celles et ceux qui la composent, la combinaison entre profils très expérimentés et un renouvellement indispensable sont nos plus grands atouts. Nous revendiquons fièrement notre fonctionnement collectif dont la règle sera de faire participer les Villejuifoises et les Villejuifois à la vie démocratique.

Le 28 juin, chaque voix comptera : votez pour la liste Tous ensemble pour Villejuif écologiste, citoyenne et solidaire conduite par Pierre Garzon !

Pourquoi M. le Bohellec n’a pas été un “bon Maire”

Texte Collectif – Réinventons Villejuif 

I] Vie démocratique et Conseil Municipal

    Le Conseil Municipal  fonctionne de plus en plus mal d’une part à cause du péché originel de cette Municipalité : être issue d’une majorité hétéroclite aux élections de 2014 et, d’autre part, à cause de la conduite autoritaire et clivante du Maire.

    Un règlement intérieur avait été adopté en début de mandat, en continuité avec la municipalité précédente. M. le Bohellec n’a pas voulu se plier au fonctionnement démocratique qu’organisait ce règlement si bien qu’à mi-mandat il a fait adopter par sa majorité un règlement expurgé revenant au minimum légal. Désormais, plus de « conférences des présidents »  qui préparaient et organisaient les débats du Conseil et les Commissions, sensées donner un avis sur les points de l’ordre du jour, sont réduites à un simulacre.

    Ainsi l’atmosphère des Conseils Municipaux n’a cessé de se dégrader et la Majorité a fondu progressivement : la première adjointe chargée de l’urbanisme est passée rapidement dans l’opposition suivie de ses amis de EELV. Puis l’adjoint aux finances est passé à son tour dans l’opposition et, enfin, diverses personnalités ont renoncé, au fil des mois, à soutenir le Maire.

    En conséquence, au printemps dernier, M. le Bohellec s’est retrouvé sans majorité au Conseil Municipal pour voter les décisions importantes. Au lieu d’en tirer la conclusion qui se serait imposée à tout homme public rigoureux : présenter sa démission devant le désaveu de la majorité du Conseil Municipal, M. le Bohellec a préféré invectiver son « opposition » en lui reprochant son manque de « sens républicain » ! C’est bien le monde à l’envers puisqu’un Maire n’a de légitimité qu’en tant que représentant d’une majorité au Conseil Municipal !

    Au mois d’octobre M. le Bohellec a convoqué le Conseil Municipal. Celui-ci, qui avait précédemment approuvé le Budget à la suite de pressions que nous ne détaillerons pas, a refusé d’approuver le projet de Budget Modificatif. Et maintenant M. le Bohellec tente de transiger pour régler quelques affaires courantes avant la fin du mandat, comptant sur le gong pour ne pas avoir à convenir de son échec. En effet, ce véritable échec de la vie démocratique est soigneusement occulté dans une communication qui célèbre à grands frais les mérites de M. le Bohellec.

    La vie démocratique n’est pas plus satisfaisante à l’extérieur du Conseil Municipal : 

  • les oppositions n’ont plus accès, comme naguère, aux salles municipales
  • les panneaux d’affichage libre ont été supprimés ou déplacés (réduits au minimum légal). Mieux, ils sont nettoyés très régulièrement par une entreprise privée, si bien qu’un affichage ne peut pas rester en place plus de quelques jours. Ce détail, parmi d’autres, illustre bien la volonté active de M. le Bohellec d’empêcher l’expression des opinions différentes de la sienne plutôt que de l’encourager ou, au moins, de la permettre. 
  • les Conseils de Quartier qui avaient été promis n’ont pas vu le jour. Plus précisément, quelques Conseils ont été ébauchés, selon la loi, dans les quartiers prioritaires. Ils se sont essoufflés fin 2016. Et il est piquant de lire dans la presse que M. le Bohellec justifie cet échec par « l’appropriation par des opposants politiques » : quelle conception du débat démocratique est-elle exprimée dans cette affirmation ? …
  • à côté de cette extinction des moyens d’expression publique M. le Bohellec s’enorgueillit de l’organisation des « débats nespresso ». Ces débats ont été organisés à grands frais (payés par le contribuable) par un cabinet spécialisé. Ces réunions publiques ne laissaient la place à aucun débat et seule la parole du Maire y était mise en scène. Au lieu d’être des moments démocratiques ces réunions se sont avérées n’être qu’une tournée préélectorale menée par M. le Bohellec aux quatre coins de la ville et organisée par des spécialistes de la « communication ».

Le bilan est que la démocratie a sensiblement régressé au cours de cette mandature.

II] Gestion municipale

    Finances

M. le Bohellec vante sa gestion des finances en argumentant sur deux points inégalement contestables.

Il est en effet certain que la liquidation des « emprunts toxiques » issus de la crise financière de 2008 a sensiblement progressé depuis 6 ans.  Mais il faut savoir que cet assainissement était largement engagé par la municipalité précédente et que, d’autre part, il n’est pas complètement terminé. De plus, les décisions de nettoyage des emprunts toxiques ont été prises avec l’accord et le soutien des oppositions.

Mais l’autre point est beaucoup plus contestable puisqu’il a donné lieu à un véritable mensonge de la communication municipale. Pour M. le Bohellec les impôts locaux n’auraient pas augmenté. Nous avons pu lire cette affirmation en gros caractères sur l’affichage municipal dans toute la ville et ce slogan est repris en toutes occasions. Or la lecture de notre avis d’impôt annuel nous montre bien que notre taxe d’habitation a augmenté. D’où vient cette augmentation ? La réponse se trouve en toutes lettres sur l’avis d’impôts lui-même :

« Pourquoi ma taxe d’habitation a-t-elle augmenté ?

Il existe plusieurs réponses possibles :

  • votre situation personnelle a changé …
  • les collectivités locales (commune … ) dont vous dépendez ont voté une augmentation du taux d’imposition, une baisse des abattements ou bien une nouvelle taxe

…     »

On peut donc lire qu’une baisse des abattements qui entrent dans le calcul de la taxe d’habitation a le même effet qu’une hausse du taux d’imposition. Or, en 2016, M. le Bohellec a fait adopter au Conseil Municipal une baisse significative de l’« abattement général à la base » … et il ose affirmer qu’il n’a pas augmenté les impôts locaux !

    A titre d’exemple, un grand appartement au centre-ville a vu sa taxe d’habitation augmenter de 10 % entre 2013 et 2019, soit environ 200 €. Près de la moitié de cette augmentation est de la responsabilité de la politique municipale.

    Dans le domaine de la fiscalité on peut aussi commenter la taxe de séjour instituée par M. le Bohellec. S’il est nécessaire d’assurer des rentrées pour équilibrer les finances municipales, est-il vraiment judicieux d’instituer une taxe qui va frapper essentiellement les clients de nos hôpitaux et leur famille qui constituent la plus grande partie de la clientèle de l’hôtellerie de Villejuif ?

Enfin il y a la gestion des ressources budgétaires municipales qui est tout à fait critiquable car elle constitue, par elle-même, un grave déficit démocratique. Chaque année, le Maire fait approuver par le Conseil Municipal un budget qui est un contrat annuel matérialisant tous les aspects de la politique municipale : effectifs du personnel municipal, crédits de fonctionnement, investissements, etc, … Or, depuis plusieurs années, M. le Bohellec n’a engagé que 70 à 80 % du budget en fin d’année ! Certes l’argent ne disparait pas … il est reporté dans le budget de l’année suivante … mais le contrat n’est pas rempli, les promesses ne sont pas tenues !  … et, par exemple, on a pu voir récemment « sortir du chapeau » 3 millions d’euros qui n’avaient jamais été votés en Conseil Municipal pour des travaux de voirie. Chacun peut d’ailleurs constater la multiplication des travaux de voirie, certes bien venus, à l’approche des élections.

   III] Gestion du personnel

Il y a d’abord la gestion des effectifs qui souffre de l’opacité que l’on vient de décrire. Le budget prévoit des effectifs qui ne sont pas réalisés faute des recrutements correspondants. Il ne sert  donc à rien de discuter des effectifs nécessaires si les effectifs votés ne sont pas mis en œuvre dans la réalité. 

Mais surtout, le climat social est au plus bas. M. le Bohellec a adopté une posture clivante d’hostilité active à l’encontre des représentants du personnel. La tentative de créer un « syndicat maison » a été faite sans réel succès. Le comité de gestion des activités et aides sociales a été vidé de sa substance, etc, … Le résultat est un ensemble de services désorganisés avec un taux d’absentéisme qui a explosé. Un rapport de la médecine du travail dénonce la souffrance au travail, le non remplacement des absents, les plaintes pour harcèlement, la précarisation …

La conséquence est une baisse sensible de l’efficacité des services.

Les services publics

Il est vrai que la plupart des services publics ont continué de fonctionner en assurant la continuité. Cependant, on a constaté de profondes inflexions dans plusieurs domaines.

La politique jeunesse, par exemple, a été complètement détricotée. L’Adjointe à la Jeunesse qui vient d’annoncer sa démission en ce début décembre l’affirme elle-même. Alors que diverses actions étaient précédemment menées sur les quatre axes Prévention, Insertion, Education et Loisirs elles ont toutes été abandonnées pendant trois ans. A mi- mandat, on a observé une timide reprise au niveau des loisirs et surtout une recrudescence de la communication sur ce thème ne correspondant à rien de concret sur le terrain. 

L’animation des quartiers a été vidée de sa substance. En particulier les MPT et les structures de proximité qui jouaient dans ce domaine un rôle important ont vu leurs moyens sensiblement réduits et ne sont plus à même d’être la force de proposition qu’elles ont été. Elles sont réduites à accueillir des activités sur lesquelles elles n’exercent aucune coordination.

Dans le même temps la Mairie multiplie les animations à grand spectacle (et à grands frais) qui ont toutes lieu au centre-ville. On peut citer : les vœux du Maire, le feu d’artifice du 14 juillet, plusieurs animations estivales au Parc Pablo Neruda …

Disons un mot de la Police Municipale. Sa création était au programme de la plupart des listes, il y a six ans. L’équipe municipale l’a créée et a développé la vidéo-surveillance. En six ans nous ne disposons d’aucun bilan d’étape, d’aucune évaluation ni même d’une note sur les missions de cette police … Nous aurions apprécié qu’une dose de prévention soit intégrée. Dans le domaine de la sécurité et de l’intégration des quartiers il y avait une instance très intéressante : le CLSPD comme Comité Local pour la Sécurité et la Prévention de la Délinquance avec sa déclinaison dans les quartiers qui regroupait police, justice, services municipaux, bailleurs et représentants de la population (associations, etc, …). M. le Bohellec ne l’a réinstallé que très tardivement sans, malheureusement, restaurer l’implication de la population, en particulier dans les quartiers.

Dans le domaine de l’enfance et de la petite enfance on constate une nette orientation vers la privatisation : les trois ( ?) nouvelles crèches à Villejuif sont privées ainsi que le nouveau lycée à Villejuif qui a été efficacement promu par M. le Bohellec (le terrain a été vendu par la commune dans des conditions très avantageuses). Cela ne correspond pas à nos idées sur le rôle de la collectivité dans l’organisation des services publics. Et, de plus, il nous paraît paradoxal qu’un Conseiller Régional (le Conseil régional est chargé des investissements pour l’enseignement secondaire), quand il est en même temps Maire de Villejuif, fasse appel à l’enseignement privé pour installer un lycée dans sa commune.

Cette orientation vers la privatisation se retrouve dans plusieurs domaines : surveillance et verbalisation du stationnement, nettoyage de voieries, travaux ponctuels, organisation d’évènements … et surtout avenir de l’office d’HLM. En effet, M. le Bohellec a choisi d’intégrer l’Office Municipal à un gros organisme qui, tout en dépendant de la Caisse des Dépôts et Consignations a une vocation de gestion de patrimoine immobilier, c’est-à-dire une orientation beaucoup plus financière que sociale. On peut parler d’une privatisation.

Enfin, dans le domaine du développement durable, tout est communication mais peu a été fait. Il y a eu des nichoirs à oiseaux inaugurés au printemps, un chalet de 60 m2 inauguré à quelques mois des élections … mais aussi des arbres coupés (  … ), des espaces verts supprimés dans les périmètres des hôpitaux sur le nouveau PLU. M. le Bohellec se révèle plus soucieux d’attirer les promoteurs que de développer les espaces verts.

IV] VILLEJUIF DEMAIN

Ce que nous voulons pour demain à Villejuif c’est une ville qui accueille tous ses habitants en leur offrant tout ce qu’une ville leur doit : un logement pour tous  adapté à ses besoins et à ses moyens, des équipements scolaires, sportifs et culturels et enfin un aménagement de la ville qui améliore l’environnement dans un souci de développement durable favorisant la mixité sociale et fonctionnelle.

Or pendant cinq ans qu’avons-nous vu, alors que les dernières projections prévoient 70 000 habitants à Villejuif en 2025 ( ?) ? Certes deux programmes de constructions scolaires ont été achevés (agrandissement de Jean Vilar et construction de Simone Veil)  mais ces programmes avaient été adoptés et initiés au cours de la précédente mandature. Depuis que sont connues ces nouvelles projections démographiques, aucun nouveau projet n’a vu le jour. D’ailleurs, d’une façon plus générale, M. le Bohellec n’a pas jugé bon de présenter un Plan Pluriannuel d’Investissements.

Et parallèlement nous voyons M. le Bohellec s’enorgueillir de favoriser les promoteurs qui multiplient les constructions d’immeubles de standing. Si le nombre et la répartition des logements sociaux à Villejuif pouvaient être débattus, nous assistons à des choix qui auront des conséquences extrêmes que nous désapprouvons catégoriquement. En effet, que nous prépare M. le Bohellec : une ville qui deviendrait un quartier agréable du Grand Paris où viendraient se réfugier les cadres moyens et supérieurs chassés de Paris intra-muros par le prix de l’immobilier qui n’a pas fini de croitre. Mais, dans le même temps, le logement à Villejuif deviendrait inaccessible non seulement aux plus modestes mais aussi aux personnes à revenus faibles et moyens qui travaillent à Villejuif (personnel infirmier, enseignants, personnels municipaux, …) et qui seraient contraints de s’éloigner de leur lieu de travail dans un processus de ghettoïsation malheureusement trop bien connu. Concrètement, Villejuif est aujourd’hui assailli de grues produisant des immeubles vendus à 7500 € le m2. Acheter un 80 m2 sur notre commune c’est déjà 600 000 € … Une somme qui ferme la porte à un enseignant ou un agent hospitalier. Ces derniers, qui sont éligibles au logement social, ne peuvent pas non plus s’y loger faute de disponibilités.


En résumé, nous formulons des critiques graves sur la gestion de M. le Bohellec :

  • une posture violente et clivante qui, d’une part l’a rendu incapable de maintenir la cohésion de sa propre majorité et, d’autre part, a conduit à la désorganisation des services de la Mairie
  • une série de mesures conduisant à l’extinction de la vie démocratique (mauvais conduite des Conseils Municipaux, suppression des moyens d’expression des oppositions, disparition des Conseils de Quartiers, …)
  • une gestion financière opaque : non-respect des budgets votés en Conseil Municipal … ramenant à zéro la démocratie municipale

Mais au-delà de la gestion, c’est bien l’orientation de la politique de M. le Bohellec que nous condamnons : 

  • abandon de l’intégration des quartiers au profit du centre-ville
  • privatisation des services (crèches, lycée, nettoyage …) jusqu’à la gestion des HLM
  • un développement entièrement centré sur les promoteurs de logements de standing qui chasse inéluctablement de Villejuif les populations modestes et de revenus moyens.

Liste citoyenne : nos convictions.

Texte collectif

Les forces de gauche, progressistes et écologistes, sont à la croisée des chemins. La crise écologique et démocratique actuelle nous oblige à renouveler en profondeur les pratiques, au risque de disparaître. Les citoyens ne supportent plus, et à raison, certaines dérives de la politique : jeux d’appareils imposant leurs calculs opportunistes, rapports de force, parfois intimidations. 

La sociologie de Villejuif elle-même a changé. Notre ville évolue, accueille de nouveaux habitants. Les ordres de priorité changent. Des quartiers entiers se sentent délaissés et veulent faire entendre leur voix. Une exigence écologiste émerge enfin face à l’inertie de nos responsables politiques. Tout ce qui a permis une gauche stable par le passé (avec, dans notre ville, un PCF fort) est désormais remis en question. 

Cette nouvelle donne nous oblige à sortir de nos vieux réflexes, et surtout de nos zones de confort respectives. Autrement dit : nous ne pouvons pas nous permettre de rejouer le match de la précédente élection municipale de 2014, avec les mêmes acteurs et les mêmes discours, comme si celle-ci n’avait été qu’un banal « accident » de parcours. Le risque est connu : laisser durablement notre ville dans les mains d’un maire cynique, au détriment de la diversité des habitants, mais aussi de notre environnement. Notre priorité : battre la droite décomplexée incarnée par le maire sortant.

« Construire une ville solidaire, écologique et réellement démocratique. »

Il ne s’agit donc pas donc de « reprendre la ville » (bien étrange formule au passage), mais bien d’écrire une nouvelle page pour et avec les Villejuifoises et les Villejuifois. Un travail patient de reconstruction du lien social et politique est nécessaire, au plus près des citoyens, et au-delà des seuls partis politiques. Notre conviction est intacte : face à un maire en roue libre, utilisant tous les moyens de la commune au seul profitd’un projet politique d’urbanisation à outrance, de logements inaccessibles aux revenus moyens et modestes, et d’une privatisation des services publics, seule une large union des forces de gauche, progressistes et écologistes nous permettra de l’emporter. Cela suppose la construction d’une liste commune, avec une tête de liste. Nous l’avons déjà dit : nous sommes favorables à un processus transparent et démocratique de désignation, car aucun chef de file ne s’impose à l’évidence, compte tenu des récents bouleversements du paysage politique local comme national.

Si tout reste ouvert, nous tenons ici à poser les conditions nécessaires à la réussite d’un tel projet.

1/ Affirmer fortement nos valeurs.

Trois valeurs principales devront nous servir de boussole : respect, écoute, transparence.

Le respect doit redevenir la norme : respect des citoyens et de leurs associations, des agents de la ville, respect de la parole donnée, tolérance vis-à-vis des opinions, des croyances, des convictions. L’écoute est indispensable, aussi bien dans la relation aux habitants que pour l’efficacité de l’action publique. Enfin, la transparence est aujourd’hui encore plus qu’hier une exigence des citoyens : transparence dans les attributions de logements sociaux, de places en crèches, mais aussi dans les comportements et les règles de fonctionnement de la future municipalité, qui pourront s’inspirer des « 30 propositions pour des communes plus éthiques » de l’association Anticor.

2/ Faire de l’urgence climatique « la » priorité programmatique.

La liste d’union que nous appelons de nos vœux – et en premier lieu, son chef de file – doit refléter l’ambition écologique qui est la nôtre. L’urgence climatique exige en effet de mener des transformations radicales pour notre ville : développement ambitieux des alternatives à la voiture, lutte contre la ségrégation urbaine qui oblige les salariés à vivre toujours plus loin, lancement d’opérations de désimperméabilisation (dans les écoles par exemple), création de nouveaux espaces verts, augmentation de la biodiversité au sein des espaces verts existants, généralisation du bio et des circuits courts dans des cantines scolaires sans plastique, mise en place d’une grande politique de réduction des déchets… Les pratiques de la municipalité devront également changer : cahier des charges environnemental exigeant auprès des prestataires de la ville, sensibilisation des agents à l’écologie pratique, rénovation thermique des bâtiments, etc.  Autant d’actions concrètes permettant de faire de Villejuif une ville réellement respectueuse de l’environnement et de la santé de ses habitants.

3/ Faire de Villejuif une ville accueillante pour tous.

La position de Villejuif au sein du grand Paris est une source de dynamisme dont notre ville peut tirer parti si elle le maitrise. Le phénomène de métropolisation, accentué par l’arrivée prochaine des lignes 14 et 15, nous impose de construire Villejuif avec tous. Villejuif ne doit pas devenir une ville dortoir, où ceux qui travaillent ne peuvent plus vivre du fait d’une montée des prix devenue insupportable. Notre enjeu est de conserver la richesse de la diversité des Villejuifois et de faire en sorte que le Villejuif de demain reste ouvert à tous, quelle que soit sa condition sociale et ses revenus.

4/ Refléter pleinement la diversité des habitants .

Cette liste doit également être le reflet de la diversité de la ville, et donc de ses habitants. Les « nouveaux arrivants », souvent traités avec mépris, doivent être représentés. Des jeunes doivent y être en situation éligible. Le nord comme le sud de la ville doivent impérativement être représentés, face à la politique du « tout centre-ville » qui a dangereusement fracturé la cohésion territoriale de notre ville. Le tissu associatif (associations culturelles, sportives) doit être revivifié et soutenu, il est une part importante de notre vie collective et peut jouer un rôle éducatif essentiel, notamment vis-à-vis des jeunes.

5/ Renouveler.

Si la participation d’élus, d’anciens élus – voire de citoyens inscrits de très longue date dans la vie politique villejuifoise – est clairement indispensable, l’équipe municipale sera d’autant plus forte qu’elle alliera renouvellement, expérience et rapport à l’histoire de la ville. Le renouvellement n’est pas une option, ou un slogan clinquant sur papier glacé, mais un impératif. La liste que nous appelons de nos vœux – et tout particulièrement son chef de file – doit symboliser cette demande de renouvellement, dûment souhaité par les habitants, elle ne pourra donc être menée par un élu ayant directement permis l’installation du maire actuel. 

6/ Tourner la page des rancœurs, dépasser les vieux clivages.

L’union municipale (LR/UDI/Divers Gauche/EELV), élaborée en 2014 et rapidement devenue caduque, a généré des rancœurs encore tenaces dans notre ville. Parce que l’avenir de Villejuif ne peut en aucun cas être compromis par le poison de la division, il nous semble impératif de dépasser ces clivages et de rassembler toutes les forces écologistes, sociales et de progrès..

Communiqué de presse | Déclaration d’Alain Weber 

Alain Weber

 « La section du Parti Socialiste de Villejuif vient de me désigner tête de file pour les prochaines élections municipales de la Ville. Cette confiance m’honore, et m’oblige.

L’ambition qui m’anime est une ambition collective : porter nos idées au gouvernement de Villejuif. Nous militons pour une ville plus inventive, plus solidaire, plus harmonieuse. C’est pour cela que nous sommes convaincus que la municipalité actuelle ne doit pas être reconduite.

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