Villejuif capitale du soin et de la santé pour tous

La santé vient de se rappeler à nous comme un bien essentiel de l’humanité. Or Villejuif est de très longue date une ville de la santé et du soin. Son nom est aujourd’hui connu dans le monde entier grâce au rayonnement international de l’Institut Gustave Roussy. Les deux hôpitaux plus anciens Paul Brousse et Paul Guiraud témoignent eux aussi de la forte présence d’un secteur hospitalier de pointe. Pourtant, la ville pourrait certainement tirer un meilleur parti de cette caractéristique, sans doute unique en France, et devenir une capitale du soin et de la santé pour tous.

Certes, Campus grand parc, lancé au début des années 2000 avec le département 94, les communes voisines et l’appui du conseil de développement 94, a commencé à marquer une véritable prise en compte du potentiel recelé par l’IGR comme pôle sciences et santé ; mais les dernières années ont marqué un net recul avec notamment l’abandon de l’implantation d’une faculté de pharmacie et, en conséquence, du projet « inventons la métropole du Grand Paris ». La nouvelle municipalité devra relancer la dynamique du projet en relation avec l’IGR. Ce sera d’autant plus crucial que le prochain mandat verra la réalisation de la station du grand Paris express au carrefour des lignes 14 et 15, et qu’il tombe sous le sens qu’il s’agit d’un emplacement d’exception pour y développer des activités d’exception dans le domaine de la santé (ce serait un contresens de se contenter d’en faire un quartier dortoir) en veillant naturellement à développer les qualités environnementales du parc des Hautes-Bruyères.

Villejuif doit aussi développer la santé pour tous. Savez-vous que Villejuif fait aujourd’hui partie des zones repérées par l’Etat et l’Agence régionale de santé comme une zone particulière caractérisée par une offre de soins insuffisante (dites zones d’intervention prioritaire) ? Avec l’appui de tous les pouvoirs publics concernés, la prochaine municipalité devra s’engager dans un ambitieux plan de rattrapage associant médecine libérale (lutter contre la désertification médicale grâce notamment au lancement de maisons de santé), médico-social (encourager la création de maisons de retraite de toute nature), équipements municipaux (investir dans le centre Rouquès, le SAMI) et mieux mobiliser les trois grands hôpitaux et les autres équipements médicaux et médico-sociaux.

Mais deux domaines méritent d’être tout particulièrement explorés. Le premier est celui de la mise en valeur de la qualité environnementale des espaces verts des deux grands hôpitaux pavillonnaires. Villejuif vu d’avion est une ville verte, mais elle l’ignore car Paul Brousse et Paul Guiraud forment deux enclavent inaccessibles aux citoyens ordinaires. Ne serait-il pas possible, sous condition de respect de strictes conditions sanitaires, de les ouvrir davantage ? Cela peut paraître utopique, mais Paul Brousse a déjà organisé des journées portes ouvertes. Le jeu en vaut la chandelle, la discussion mérite d’être engagée avec les établissements hospitaliers.

Enfin il y a un domaine qui pourrait conforter une démarche Villejuif capitale du soin et de la santé pour tous : celui de la culture. Trop peu savent que Villejuif a été peint plusieurs fois par Maurice Utrillo parce que celui-ci était interné à Paul Guiraud ou que Komitas, rénovateur de la musique arménienne, est mort dans ce même hôpital. Plus récemment, des films ont été tournés dans les hôpitaux de Villejuif, comme « La guerre est déclarée » de Valérie Donzelli à l’IGR. Alors que notre ville n’est pas suffisamment reconnue sur le plan de la culture alors qu’elle regorge de talents artistiques, pourquoi ne pas créer un festival de films de santé ?

Sécurité à Villejuif. Au-delà des incantations : état des lieux et perspectives

Notre principal objectif était de pouvoir nous détacher de nos réactions spontanées qui induisent fortement notre appréciation de la sécurité ou de l’insécurité urbaine. Pour avoir une prise de recul suffisante, nous avons choisi de nous appuyer sur le rapport de l’Observatoire National de la délinquance et des réponses pénales, paru en juin 2019 et dont l’objet a été de diffuser les statistiques de la délinquance en 2017 sur le territoire du Grand Paris. Ce rapport permet de donner une tendance intéressante sur le sujet sensible de l’insécurité, rapporté au contexte local de Villejuif et en comparaison avec celui constaté dans les autres communes du Grand Paris.

Sommes-nous complètement en sécurité, partiellement en sécurité, ou au contraire en insécurité croissante à Villejuif ? 

Il est important de souligner que les chiffres relatés dans ce rapport sont ceux des forces de l’ordre. Nous pouvons par conséquent considérer que ces statistiques n’intègrent que les faits objectivement déclarés. 

L’un des constats les plus emblématiques de ce rapport est l’identification très claire des territoires de la délinquance. Certaines communes sont indéniablement plus impactées par certains actes de délinquance clairement identifiés. Quand nous évoquons le concept de la délinquance, plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour classifier les différents types de nuisance.

Premier enseignement, Villejuif se classe dans la moyenne de l’ensemble du territoire du Grand Paris, en tenant compte de la moyenne des critères mesurés dans l’étude. Cependant, nous constatons des variations significatives, selon la nature et la gravité des infractions déclarées et enregistrées par les forces de police. 

Pour illustrer ce constat, nous vous partageons ci-dessous quelques analyses de ce rapport permettant d’illustrer les différentes dynamiques de la délinquance à Villejuif, en fonction des critères retenus pour évaluer cette criminalité :

  • Vol sans violence : le taux est de 5,3 pour 1 000 habitants. Il est identique à la moyenne du territoire. Le nord de Paris et les villes de la banlieue nord sont plus touchés. Le constat à Villejuif est similaire à ceux de ses villes voisines comme Ivry-sur Seine, Vitry-sur-Seine, ou encore le 13eme arrondissement de Paris. Le Kremlin-Bicêtre (7,1/1 000) et Arcueil (6,5/1 000) sont, elles, davantage touchées par ce phénomène. 
  • Vols avec violence : le constat est quasiment le même puisque nous nous classons dans la moyenne basse du territoire (3,1/1 000 contre 3,9/1 000). Le nord du Grand Paris est là encore plus impacté.
  • Cambriolages : il s’agit en revanche d’un indicateur beaucoup plus alarmant car Villejuif est largement au-dessus de la moyenne (15,5/1 000). Nous sommes même dans le haut du classement, au même titre que certaines des villes de Seine Saint-Denis les plus usuellement connues pour la forte paupérisation de leur population et leurs grands ensembles de logements sociaux, telles que La Courneuve (l’autre terminus de la ligne 7 du métro), Aulnay-Sous-Bois et le Blanc Mesnil. Villejuif est même mentionnée spécifiquement au même titre que Drancy pour évoquer la recrudescence localisée de ce type de méfaits.
  • Vols de véhicule : Villejuif se classe dans la moyenne du Grand Paris. Gentilly et Arcueil, villes limitrophes ou très proches du territoire de notre commune, sont toutefois citées en haut du classement, ce qui constitue en soi un motif de satisfaction tangible.
  • Déclarations de dégradation et de détérioration : Villejuif se situe dans la moyenne du territoire (4,6/1 000). Dans le Val-de-Marne, Créteil (6,6/1 000), Valenton (6.1/1 000) et Villeneuve Saint Georges (7.7/1 000) sont les communes qui ressortent en tête de la thématique.
  • Infractions à l’usage de stupéfiants : ce critère est particulièrement intéressant pour Villejuif qui est souvent présentée comme une « plateforme tournante » ou d’un « centre commercial » du cannabis en Ile-de-France. Le taux est de 3 pour 1 000 habitants sur notre ville pour une moyenne de 3,4 pour 1 000 habitants sur le territoire du Grand Paris. Là encore, le Nord de paris et certaines villes du Val-de-Marne sont, elles, très largement touchées et dans de bien plus larges proportions que notre commune. Le rapport confirme que le nombre de faits déclarés liés à l’usage de stupéfiants sur le territoire du Grand Paris est en augmentation de 10% en 2017. Sur ce critère, Villejuif est encore dans la moyenne basse, tout comme ses voisines. Par contre, les villes du département plus éloignées de Paris sont, elles, plus impactées par cette recrudescence d’incivilités. Le rapport évalue plus précisément le nombre des faits déclarés selon les heures de survenance. Les faits augmentent progressivement au fur et à mesure du déroulement de la journée. Pour le week-end, les déclarations diminuent plus tard (vers 3h du matin). 
  • Agressions sexuelles : il s’agit du 2ème point noir puisque le ratio des agressions sexuelles est élevé par rapport aux autres formes d’infractions identifiées. Le Quotient Local Constaté (QLC) est de 7. Ce chiffre est dans la moyenne supérieure voir élevée si nous le comparons à l’ensemble du territoire du Grand Paris. Les villes du Kremlin-Bicêtre (12/1 000) et d’Ivry-sur-Seine (17/1 000) sont, elles, dans le haut du tableau. Le taux d’actes pour 1 000 habitants est cependant dans la moyenne du territoire. Il s’agit là principalement d’une surpondération de ces délits dans l’ensemble des actes de délinquance de Villejuif. 

Depuis 6 ans maintenant, notre municipalité a mis en place une police municipale (40 postes à temps plein ont été créés pour une ville qui recense environ 800 agents). Des diagnostics ont été co-financés pour l’installation de systèmes de vidéosurveillance, aujourd’hui au nombre de 60 sur l’ensemble du territoire communal. 

Malgré les différentes sollicitations menées par l’opposition auprès des élus de notre ville, le débat sur la sécurité des administrés n’a jamais été organisé de manière démocratique (que ce soit en Conseil Municipal ou l’occasion de rencontres spécifiques avec les citoyens).

Nos propositions pour la sécurité des villejuifois.

1 / Concernant le vivre ensemble :

Nous pensons que la sécurité est une problématique globale. Il ne suffit pas de mettre des caméras pour assurer la sécurité de manière pérenne. Pour mener une politique de sécurité, il faut renforcer le rôle des associations et permettre la mise en place de lieux d’échanges et de culture. 

A ce titre, nous voulons renforcer les structures existantes et redonner aux Maisons Pour Tous (MPT) une place centrale dans la vie des quartiers. 

Il est également nécessaire de donner aux acteurs sportifs de Villejuif une place primordiale dans l’éducation populaire.

Il faudra ainsi adapter les aides aux associations pour permettre aux acteurs associatifs et sportifs de voir la municipalité comme un compagnon de route de l’éducation populaire.

2 / Concernant la police municipale :

Si nous sommes favorables au maintien de la police municipale, nous estimons aussi que ses missions de fond doivent être recentrées autour du développement des actions de prévention.

Nous proposons ainsi de former et d’accompagner les agents à la médiation afin de leur permettre de mieux gérer les situations conflictuelles. 

Nous proposons aussi de mener des actions de sensibilisation avec les policiers municipaux dans l’ensemble des quartiers de la ville pour favoriser le dialogue et le vivre ensemble. 

Les horaires des rondes dans tous les quartiers de la ville devront également être adaptées pour permettre un dialogue permanent et constant entre les policiers municipaux et les habitants.

3 / Concernant la vidéosurveillance :

Nous regrettons que la mise en place de la vidéosurveillance sur Villejuif ait été réalisée sans concertation avec les habitants.

Par ailleurs, le coût de la mesure est élevé et évalué à 1 million d’euros (100 000 euros financés par la région, 30 000 euros par un fonds ministériels et 870 000 euros par la ville). A cela s’ajoute la rémunération quotidienne des agents assermentés pour assurer le visionnage des images et leur contrôle. 

Aussi, nous proposons un contrôle démocratique du déploiement de la vidéosurveillance sur notre ville par le biais d’un audit indépendant du dispositif tous les 5 ans. Le résultat de cet audit sera débattu en conseil municipal pour piloter les ajustements nécessaires potentiels.

4 / Concernant le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). 

Cette instance de concertation locale, présidée par le Maire, rassemble le Préfet, le Procureur de la République, le Commissaire de police, les élus à la Tranquillité Publique et les acteurs locaux (services de la ville et du département, Éducation nationale, RATP, etc.).

Nous proposons de le décentraliser dans les différents quartiers villejuifois pour en améliorer l’utilité. 

Nous proposons aussi d’instaurer des débats avec l’ensemble des Villejuifois(es), des services de la ville et des partenaires pour échanger autour du rôle de la municipalité et des missions conférées aux différents services dans notre ville. Ces concertations permettront d’établir à mi-mandat un plan d’actions concret face aux enjeux de la délinquance sous toutes ses formes, dans l’objectif d’adapter les mesures prises par le CLSPD dans les différents quartiers.

Par ailleurs, nous proposons que les chiffres de la délinquance dans notre ville puissent faire l’objet d’une présentation annuelle en conseil municipal afin de déterminer TOUS ENSEMBLE les orientations prioritaires de notre ville pour lutter efficacement contre l’insécurité vécue par chaque habitant. 

5 / Concernant la lutte contre les agressions sexuelles et plus particulièrement les violences faites aux femmes 

La réappropriation de l’espace public par les femmes est une nécessité. Nous sommes ainsi favorables à la création d’un pôle dédié à l’égalité femmes-hommes au sein de la ville. Il aura pour principale mission de permettre aux femmes de se réapproprier l’espace public dans les différents quartiers de la ville. 

Ce pôle devra également accueillir, en lien avec la Maison de la Justice et du Droit, des permanences pour venir en aide aux femmes agressées. 

Une communication particulière sera faite dans les différents espaces publics et à destination des écoles, collèges et lycées afin de prévenir les agressions et de faire changer les mentalités. 

Construire une ville plus sereine en phase sur les problématiques réelles de nos concitoyens est possible. La sécurité doit être intégrée dans le développement du vivre ensemble. Sans quoi, une politique municipale ne peut pas obtenir de résultats satisfaisants dans ce domaine.

Les Maisons pour Tous, les MPT. Lieux de vie, lieux de lien social.

Il fût un temps où les MPT étaient des ruches, des ruches d’habitantes et d’habitants qui se rencontraient au gré d’un café, autour d’idées émises par l’une ou l’autre et qui devenaient des projets. Bref, c’était des lieux de vie, du vivre ensemble. On s’y croisait et naissaient des possibles, rendus faisables grâce à la bonne volonté, l’entraide, l’envie de faire ensemble et du soutien de la ville. De très belles réussites ont abouti, telles que les Nuits blanches, la Fête des lumières, les Carnavals, l’Art urbain…On s’y retrouvait toutes et tous sans différence. On faisait communauté.

En 6 années, un travail de sape a été opéré. Vidées de leur substance, les MPT sont devenues des « loueuses de salle ». Parfait que des associations puissent bénéficier de locaux pour proposer leurs activités mais quid des actions tournées vers les Villejuifoises et Villejuifois. Aucune volonté de fédérer, de réunir afin de mieux se connaître, de partager. On voudrait les faire disparaître qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

Réinventons Villejuif

Nous permettrons aux habitants de se réapproprier les équipements tels que les Maisons pour tous et qu’ils aient l’opportunité d’organiser de manière autonome des événements, des actions collectives en lien avec les écoles par exemple (carnaval, fêtes de quartiers).

Les moyens sont concentrés sur le centre-ville. Or, pour permettre la participation des citoyennes et citoyens, il faut des lieux vivants dans les quartiers qui ont des moyens et l’autonomie de s’organiser. Aussi, nous proposons de :

  • Réactiver les Maisons pour Tous Jules Vallès et Gérard Philippe dans les quartiers Nord et Sud ;
  • Prévoir la création d’une nouvelle MPT dans les quartiers Ouest ;
  • Transformer la Maison de la citoyenneté en Maison Pour Tous dans le quartier du centre ;
  • Prévoir un budget propre utilisable par ces MPT dans les quartiers de façon à ce que les lieux aient une certaine autonomie par rapport à la gestion de la mairie ;
  • Mettre en place des événements qui animent les quartiers : carnavals, nuits blanches, événements sportifs, festifs. Il faut qu’ils aient pour mission d’animer leurs quartiers et qu’ils aient pour cela une autonomie suffisante ;
  • Organiser la cogestion des MPT avec les comités de quartier ;
  • Mettre en place de budgets participatifs résiduels dans les différentes structures municipales pour permettre aux usagers de porter des projets dans ces structures (Médiathèques, MPT, etc.).

Les MPT doivent être dynamisées dans les quartiers et porter des projets ambitieux d’éducation et de pratiques artistiques et culturelles. Les membres de la liste Réinventons Villejuif, s’engagent à travailler dans ce sens.

Notre projet pour l’alternative

Après un an de travail. 6 AG thématiques, de nombreux enrichissements avec les citoyennes et citoyens rencontrés sur la campagne, notre projet est enfin finalisé et disponible. V

Vous pouvez le télécharger sur le lien ci-dessous :

Parce qu’il est conséquent (50 pages : on ne se refait pas ;-)) Nous en avons fait un résumé en 40 points.

Projet #RéV : Faire de Villejuif une ville verte, dynamique qui nous rassemble et nous ressemble !

Transports

1. Mettre en place une consultation dès juin 2020 pour permettre un dialogue avec IDF Mobilités pour Repenser le trafic et les investissements de la ligne 7 (remplacement de la technologie et réorienter la livraison des nouvelles rames de métro).

2. Réaliser un rapport d’opportunité sur une mise en place d’un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) – aussi nommé busway ou transbus – de la gare Louis Aragon à la porte d’Italie.

3. Ecouter et agir pour les usagers du bus 131 : associer systématiquement le collectif des usagers aux réunions de concertation et revoir le trajet temporaire du bus 131 avec les usagers.

4. Mettre en place un Plan Vélo et construction de parking vélos sécurisés, en particulier aux abords des gares.

Commerce

5. Organiser des assises des commerçants à l’automne 2020 pour les consulter sur le développement de la ville, faciliter leur implantation dans la ville et soutenir leurs activités.

6. Créer une commission extra-municipale sur le commerce pour faire vivre la consultation et veiller à la présence des commerçants de la ville aux événements organisés par la Mairie (marché de Noël par exemple).

7. Redynamiser les marchés et lancer un plan d’urgence concernant le Marché Auguste-Delaune.

Enfance et éducation

8. Développer le relais assistantes maternelles avec la création de deux antennes dans la ville.

9. Repenser un contrat éducatif de territoire qui permette d’apporter des réponses au phénomène de l’évitement scolaire et d’engager avec les écoles et l’éducation nationale un vaste plan de valorisation.

11. Créer une “bourse aux stages” pour aider les jeunes du collège (stage obligatoire de 3ème) jusqu’aux formations professionnelles, pour reconnecter les jeunes Villejuifois avec le tissu économique de la Ville et créer un “club de tuteurs” pour accompagner individuellement les jeunes en recherche d’emploi.

Logement et immobilier

12. Encadrer les loyers pour permettre à tous de se loger. La municipalité doit activer tous les leviers afin de permettre à toutes les classes sociales de se loger.

13. Développer des formules innovantes d’accession à la propriété en soutenant la mise en place de dispositifs innovants, intermédiaires entre la location et l’accession, comme les coopératives de logement qui visent un logement participatif et à moindre coût, mettant à disposition des habitants des services et équipements collectifs.

14. Mettre en place un Permis de louer pour lutter contre le logement indigne et les marchands de sommeil, sous la forme de déclaration ou d’autorisation préalable à la location d’un logement susceptible de présenter un risque pour la santé ou la sécurité de ses occupants.

Sécurité

15. Organiser une présentation annuelle des chiffres de la délinquance en conseil municipal afin de déterminer collectivement les orientations prioritaires de la ville et mettre en place un contrôle démocratique du déploiement de la vidéosurveillance à Villejuif via un audit indépendant tous les 5 ans.

16. Conforter la police municipale en recentrant son action autour du développement des actions de prévention, avec un focus particulier sur la question des cambriolages très élevés dans la ville.

17. Créer un pôle dédié à l’égalité femmes-hommes qui devra notamment accueillir des permanences pour venir en aide aux femmes agressées, en lien avec la Maison de la Justice et du Droit. Une communication particulière sera faite dans les différents espaces publics et à destination des écoles, collèges et lycées afin de prévenir les agressions.

Environnement et propreté

18. Créer un service municipal de sensibilisation et d’accompagnement des habitants à la transition écologique (rénovation thermique, consommation durable, zéro-déchet, compost, réduction du plastique, …) ; et réduire le bilan carbone de la municipalité : commande publique éco-responsable, électricité 100% énergies renouvelables, rénovation thermique des bâtiments et renouvellement du parc automobile.

19. Mettre en place un Plan pour la végétalisation, la préservation de la biodiversité et le bien-être des habitants : qui comprendra la création d’un nouveau parc linéaire traversant la ville (du parc des Hautes-Bruyères au ruban vert du Kremlin-Bicêtre via les Esselières) pensé pour favoriser les mobilités douces ; la création de nouveaux jardins publics au pied des nouvelles constructions avec comme contrainte objective 3 arbres plantés pour 1 arbre coupé, ainsi que le lancement de discussion pour enfin ouvrir à tous les Villejuifois les immenses espaces de verdure que sont les deux hôpitaux Paul Brousse et Paul Guiraud.

20. Mettre en place un plan d’ampleur pour nos écoles : Remplacer le goudron par un matériau laissant passer l’eau dans 5 cours d’écoles, doubler la part du bio dans les cantines scolaires et supprimer les plastiques en contact avec les aliments chauds dans les cantines

21. Mener une politique de propreté égale dans tous les quartiers de la ville : mettre des moyens pour la propreté équivalent à ceux dans le centre-ville dans tous les quartiers de la ville. Par exemple, mettre en place des distributeurs de sachets pour les déjections canines en nombre suffisant, régulièrement alimentés et dans tous les quartiers.

Finances locales

22. Proposer la présidence de la commission des finances à un élu de l’opposition et mettre en ligne le montant des indemnités perçues par chaque conseiller municipal, ainsi que la liste des bénéficiaires de logements ou de voiture de fonction.

23. Systématiser le passage en commission d’appel d’offre au delà de 25k€ pour mettre fin aux copinages et aux pratiques opaques dans les marchés publics.

24. Fixer l’exécution budgétaire a 95% du prévisionnel : Depuis plusieurs années, la majorité actuelle n’a engagé que 70 à 80 % du budget en fin d’année. Cela veut dire que trop d’argent a été prélevé sur les Villejuifois par rapport à l’utilisation qui en a été faite. Cet argent accumulé aurait pu par exemple servir à un grand plan d’investissement ou à une baisse d’impôt.

Culture

25. Encourager les échanges entre artistes confirmés, débutants et habitants de tous les quartiers en finançant des interventions dans et sur l’espace public (“nuit blanche”, intervention dans les quartiers, réalisation de grafs, mise à disposition de locaux provisoires, théâtre de rue, …).

26. Aménager un lieu d’exposition où les artistes villejuifois pourront inviter et rencontrer des artistes extérieurs et créer un répertoire des créateurs villejuifois.

Droit des femmes

27. Mettre en place des sensibilisations et de modules de formations sur les violences faites aux femmes et le harcèlement, à destination des agents municipaux et interprofessionnels : agents de police municipale, intervenants auprès d’enfants, services des sports, professionnels de santé, etc.

28. Instaurer un système de cotation pour l’attribution de logements sociaux avec un nombre de points supplémentaires attribués lorsqu’il y a des violences dans le foyer.

29. Créer un pôle dédié à l’égalité Femme-Homme au sein de la direction de la citoyenneté, qui devra permettre aux femmes de se réapproprier l’espace public dans les différents quartiers de la ville et mettre en place des permanences pour venir en aide aux femmes agressées, en lien avec la maison de la justice et du droit.

Citoyenneté

30. Créer des lieux vivants dans les quartiers, lieux qui auront des moyens et l’autonomie de s’organiser : Réactiver les Maisons pour Tous Jules Vallès et Gérard Philippe dans la zone Nord et Sud, Prévoir la création d’une nouvelle MPT dans la zone ouest de la Ville, Transformer la Maison des Citoyens en Maison Pour Tous dans le quartier du centre ; Prévoir un budget propre utilisable par ces MPT dans les quartiers de façon à ce que les lieux aient une certaine autonomie par rapport à la gestion de la mairie ; Organiser une consultation pour l’élection d’un référent – sur une période d’un an – pour chaque comité de quartier.

31. Mettre en place des événements qui animent les quartiers : carnavals, nuits blanches, événements sportifs, festifs.

32. Simplifier la réservation de salles pour les associations : Ouvrir la maison de la citoyenneté pour y allouer de nouvelles salles ; Prévoir dans les futures constructions des locaux pour permettre aux habitants de se réunir ; Rendre accessible la salle culturelle de la Médiathèque aux associations qui le demandent ; Simplifier la réservation des salles de la ville aux acteurs associatifs.

33. Revaloriser les comités citoyens dans les quartiers : Cogestion des MPT avec les comités de quartier ; Mise en place de budgets participatifs pour mettre en place des projets de quartier ; Mise en place de budgets participatifs résiduels dans les différentes structures municipales pour permettre aux usagers de porter des projets dans ces structures (Médiathèques, MPT, etc.).

Santé

34. Améliorer le parcours de soins pour éviter les ruptures en adaptant l’offre des  maisons de santé afin de répondre au mieux aux besoins des Villejuifois-es.

35. Réaliser une campagne d’information par an dont les thèmes seront décidés par le Conseil Local de Santé (CLS). La première édition sera dédiée aux plus jeunes de nos concitoyens pour les informer au mieux sur les risques psycho-sociaux et les conséquences néfastes sur l’insertion professionnelle, consécutifs à la consommation de cannabis.

36. Lancer un appel à projets en faveur de la création d’une maison intergénérationnelle regroupant des familles, des étudiants et des personnes âgées.

37. Mettre en place un service public municipal de lutte contre les nuisibles dans les logements, et en premier lieu les punaises de lit, véritable fléau à Villejuif.

Handicap

38. Réaliser un plan municipal de mobilité afin d’évaluer tous les obstacles liés aux déplacements des personnes à mobilité réduite en y intégrant l’accessibilité des lieux de soins et des équipements médicaux.

39. Favoriser l’accès au logement en recensant systématiquement les logements accessibles et les logements adaptés par les bailleurs sociaux.

40. Permettre l’accueil et la scolarisation des enfants en situation de handicap dans les lieux d’accueil de la petite enfance, à l’école primaire ainsi que dans le cadre des activités péri-scolaires : accessibilité des lieux, formations et soutien des personnels éducatifs et de service, activités adaptées, etc.

Réinventons les cours des écoles

Dans les années à venir, les vagues de chaleur vont augmenter en durée, en fréquence et en intensité. Les cours des écoles, recouvertes d’asphaltes foncés et avec une végétation souvent trop rare, sont de véritables ilots de chaleur.

Afin de protéger la santé de nos enfants et d’offrir aux élèves un espace plus naturel et mieux partagé, nous proposons de transformer les cours d’écoles en espaces mieux aménagés pour répondre aux besoins de chacun.

Avec un sol plus clair et perméable, les cours d’écoles pourraient être transformées au fur et à mesure des besoins de rénovation.

Le sol doit participer à une meilleure gestion de l’eau de pluie. Il doit être plus clair pour éviter d’emmagasiner la chaleur. Les matériaux naturels et moins polluants doivent être privilégiés. L’asphalte peut ainsi être remplacé par du béton ou de l’enrobé drainant, qui laisse l’eau de pluie s’infiltrer directement dans le sol. Certains espaces délimités de la cour peuvent être dé-bitumés, en y intégrant de la pelouse ou des copeaux de bois par exemple.

Davantage de végétation, adaptée et plus résistante au changement climatique permettra de créer des ilots de fraicheur et de sensibiliser les enfants à leur environnement. En concertation avec les élèves et les adultes de l’école, on plante plus d’arbres, on crée des murs végétalisés ou des cabanes végétales, on installe des vergers et des jardins pédagogiques.

Il ne faut pas oublier l’eau bien sûr avec des points d’eau pour se désaltérer et des jeux d’eau pour se rafraichir.

Le partage de l’espace entre petits et grands, filles et garçons, avec des jeux innovants et adaptés (via ferrata, jeux d’escalade, cabane), des coins calmes ou sportifs, pourra être co-construit autour d’ateliers, renforçant ainsi les liens entre les enfants tout en apaisant le climat scolaire.

Enfin écouter et agir pour les usagers du bus 131

Certains membres de la liste Réinventons Villejuif ont été reçus le 6 février dernier par le collectif des Usagers de la ligne de bus 131. Ses représentants ont pu nous expliquer la situation catastrophique qu’ils vivent depuis la découverte du risque d’affaissement de la chaussée qui empêche ce bus, très fréquenté, de pouvoir circuler normalement.

1 / Chronologie des événements :

Depuis le 29 août 2018, le 131 n’emprunte plus son itinéraire habituel. Aucune communication n’a alors été diffusée pour informer des raisons de cette déviation. Le collectif apprendra qu’un arrêté anti-poids lourds a finalement été publié par le Maire pour des questions de sécurité. Cet arrêté n’est, dans les faits, pas respecté.

La mise en place rapide d’un collectif des Usagers du 131 fut décidée dans l’objectif de clarifier la situation. Des demandes d’information ont été exigées sous différentes formes (lettres, rencontres…) aux autorités compétentes avec des retours partiels ou nuls.

Il faudra attendre presque deux mois pour connaître les causes de la déviation : risque d’affaissement de la chaussée au niveau du « G20 » qui se situe boulevard Chastenet de Géry. Des sondages sont nécessaires pour mieux appréhender la situation.

Une pétition fut alors lancée et a permis de recueillir plus de 1 400 signataires sur les communes de Villejuif et du Kremlin-Bicêtre.

Le 13 novembre 2018, une réunion fut organisée à l’initiative des conseillers départementaux de Villejuif et du Kremlin-Bicêtre. Elle réunit alors des représentants d’Ile-de-France Mobilités, de la RATP, des commerçants ainsi que des usagers du 131, afin de clarifier la situation de la ligne du 131. Les usagers proposèrent d’être associés à la réflexion visant à mettre en place d’une nouvelle déviation répondant le plus justement possible aux besoins des usagers. Des propositions écrites furent rapidement envoyées à la RATP, des solutions ayant d’ores et déjà été évoquées en amont. Ces propositions, en lien avec les différents partenaires, devaient être rapidement étudiées afin d’évaluer leur faisabilité technique.

Le 27 novembre 2018, les Maires de Villejuif et du Kremlin-Bicêtre acceptèrent à l’issue de cette réunion de recevoir les usagers du 131 avec les mêmes acteurs (sans le département). Les services techniques y expliquèrent que le risque d’effondrement de la chaussée était une conséquence de la présence des carrières en sous-sol. Les usagers présentèrent leurs propositions de changement d’itinéraire provisoire. La solution « petites rues » semblait avoir la préférence des acteurs malgré les travaux nécessaires. La solution « RD7 » posait en effet des problèmes en raison de la circulation déjà importante de bus et de poids lourds. Aucune des deux propositions des usagers du 131 ne sera finalement retenue, sans que les Usagers du 131 ne puissent en connaitre les raisons.

A la fin du premier trimestre 2019, une navette de remplacement fut mise en place. Elle circule sur le boulevard Chastenet de Géry jusqu’à l’arrêt « Coquettes » puis fait demi-tour en réempruntant l’avenue Charles Gide puis l’avenue Salvador Allende pour rejoindre l’arrêt Ambroise Croizat. Sa fréquence, malgré une récente amélioration (toutes les 15 minutes aux heures de pointe, 30 minutes sinon), demeure trop faible et les embouteillages en heure de pointe sur l’avenue du Président Allende augmentent considérablement les temps de trajet, ce qui explique qu’elle soit peu utilisée par les usagers du 131. Cette navette ne répond donc que très partiellement aux besoins des usagers du 131.

L’automne 2019, les travaux de réfection de la chaussée du boulevard Chastenet de Géry furent estimés entre 5 et 7 millions d’euros.

2 / Conséquences pour les habitants utilisant le 131

C’est la vie de tout un quartier qui se trouve modifiée. Les quartiers impactés représentent pour une grande part les quartiers les prioritaires de la politique de la ville, compte tenu de leur éloignement du métro. Les habitants souffrent, en moyenne, de temps de transports importants. Une bonne circulation du 131 est donc absolument nécessaire.

Outre l’allongement des temps de transports, la topologie des quartiers (40 mètres de hauteur sur moins d’1 kilomètre) rend très difficile, voire impossible, le déplacement des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite. Ceci est d’autant plus vrai que la navette Valouette 1 a également été supprimée en septembre 2019. Il est nécessaire de marcher 700 m depuis les Esselières pour rejoindre l’arrêt « Institut Gustave Roussy » afin de se rendre dans les quartiers sud de Villejuif.

De nombreux établissements particulièrement névralgiques sont implantés dans le quartier (le Centre de Formation Professionnelle pour Malvoyants Paul et Liliane Guinot, l’Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés du Val-de-Marne, l’Institut Médico-Educatif, le CAT ainsi que le Lycée Darius Milhaud dont 70% des lycéens sont villejuifois). L’absence de solution viable entraîne donc une rupture majeure dans le quotidien de nombreux habitants, quel que soit leur âge. Enfin, les commerces souffrent aussi fortement de la situation : baisse importante du chiffre d’affaires entraînant pour certains un risque de fermeture définitive.

Le temps de conduite des sondages et d’évaluation du coût des travaux ont été beaucoup trop longs (plus de 18 mois). Cette lenteur a conforté les usagers que leurs quartiers étaient délaissés par les politiques publiques. En l’absence de la communication de base que mérite tout citoyen privé de son moyen de transport, la situation a conduit à privilégier une solution non satisfaisante qui ne résout aucunement le problème initial.

Au total, le 131 aura perdu 120 000 usagers annuels.

3/ Propositions :

A la suite des enseignements tirés de ses discussions avec le collectif des Usagers du 131, Réinventons Villejuif prend, au nom de la future municipalité, 4 engagements tangibles pour résoudre cette situation qui ne doit décemment plus s’éterniser :

  • Le collectif des Usagers du 131 devra être systématiquement associé par la municipalité aux réunions de concertation qui auront lieu avec les différents acteurs : Ile-de-France Mobilités, le territoire Grand-Orly Seine Bièvre et la ville de Villejuif.
  • Le trajet temporaire du bus 131 devra être revu avec les usagers et les riverains car il ne répond que très partiellement aux besoins des usagers. En particulier, les deux scénarios centraux proposés par le collectif des usagers du 131 devront faire l’objet d’une étude sérieuse dont les résultats seront rendus publics. La fréquence de la navette de substitution doit être très sensiblement accrue aux heures de pointe pour représenter une véritable offre de transport.
  • L’urgence liée au financement des travaux doit mobiliser tous les échelons administratifs (région, territoire, fonds de solidarité du préfet) pour que ces travaux du boulevard Chastenet de Géry puissent démarrer dans les plus brefs délais. Il faut travailler de manière étroite et raisonnée avec les différentes structures intercommunales pour trouver une solution crédible, en coordination avec les usagers.
  • La police municipale devra être mobilisée pour verbaliser les poids lourds qui ne respectent pas l’interdiction de circuler, dans l’objectif de préserver la chaussée et d’éviter que le coût des travaux n’augmente encore.

Le permis de loger, enjeux de ce dispositif

La liste Réinventons Villejuif, dont leur tête de liste Alain Weber a travaillé toute sa carrière sur les questions de logement, portera une attention toute particulière à cette thématique, à chaque étape de l’élaboration et de la conduite opérationnelle de la politique d’urbanisme de la ville.

Les prévisions d’augmentation du nombre d’habitants sont extrêmement fortes sur notre territoire communal, identifié comme une zone prioritaire de développement économique du Grand Paris, avec l’arrivée de 2 nouvelles lignes de métro automatique (14 et 15), de 2 nouvelles stations (Villejuif Institut Gustave Roussy et Chevilly Trois-Communes) ainsi que du projet Campus Grand Parc. Il est par conséquent urgent de pouvoir anticiper cette explosion démographique grâce à la mise en place d’outils concrets pour conserver une maîtrise suffisante des dérives liées à l’urbanisation massive, rendue nécessaire par l’accueil de ces nouveaux habitants dans chaque quartier de la ville.

Cette tendance profite déjà aux promoteurs et à certains bailleurs peu scrupuleux qui n’hésitent pas à encourager une spéculation agressive sur le prix des loyers. Elle conduit inexorablement à une hausse irrationnelle des dépenses locatives, en totale décorrélation de l’évolution des salaires des Villejuifois-es, et à l’incapacité financière de se loger dans la commune pour les personnes aux revenus les plus modestes, et même pour celles issues de la classe moyenne. Les professionnels de santé, très nombreux à travailler dans les 3 grands hôpitaux de la ville, sont les victimes éclairantes de cette migration forcée vers les communes de la grande couronne, plus accessibles financièrement.

Plusieurs propositions seront mises en œuvre dès le début de la mandature pour répondre à cet objectif :

  • L’encadrement du prix du loyer.
  • La rénovation et la construction de logements sociaux à haute performance énergique.
  • Les programmes d’accession à la propriété.
  • Des partenariats entre nos hôpitaux pour proposer une offre de logements à loyer maîtrisé aux personnes qui exercent leur profession à Villejuif et qui par conséquent contribuent activement au développement économique de la ville.

Nous avons également été plusieurs fois interpellés par des Villejuifois-es qui souffrent de mal logement. Nous avons notamment rencontré un jeune homme, qui a vécu à proximité de la RD7 dans une petite chambre très mal isolée, caractérisée par une absence totale de mise aux normes récente et un niveau d’insalubrité très prononcé. La présence de moisissures sur la totalité des murs ne pouvait en aucun cas masquer l’indécence de la situation. Malgré la perception d’un loyer important par son propriétaire, aucune réhabilitation n’avait été engagée pour permettre à la chambre de bénéficier d’une ventilation adéquate et d’un système de chauffage efficient.

En France, nous dénombrons plus de 240 000 logements indignes. Villejuif ne déroge malheureusement pas à ce phénomène. Notre objectif principal est de mettre à disposition de nos concitoyens des outils performants afin d’améliorer le bien-être de tous les habitants de la ville et d’endiguer le phénomène de paupérisation et d’insalubrité locative.

La liste Réinventons Villejuif souhaite mettre en place le dispositif PERMIS DE LOUER.

Ce dispositif a été rendu possible par la loi Alur en 2014 pour lutter contre le mal-logement.

Dans ses prérogatives, le maire a la capacité juridique de définir un périmètre géographique dans sa ville où la délivrance d’un permis de louer à un propriétaire, particulier ou bailleur privé, est soumise à l’obligation de réalisation de travaux de rénovation et de mise aux normes sanitaires adéquats. Le propriétaire doit ainsi faire valider la conformité du logement avant d’y installer des nouveaux locataires.

Plus largement, le maire partage cette compétence avec le territoire. Nous souhaitons ainsi porter cette proposition auprès de l’ensemble des forces de gauche des communes voisines, dans l’objectif d’étendre l’application de cette mesure sur une plus vaste zone administrative que celle de la commune de Villejuif. L’harmonisation doit être en effet la plus large possible pour conduire à une meilleure efficacité du dispositif sur le parc locatif privé.

Un service municipal dédié sera chargé d’expertiser le bien et de formuler les recommandations de travaux nécessaires au moment de sa mise en location.

Villejuif, capitale de la santé

La solidarité et la santé sont deux des composantes les emblématiques de l’histoire de Villejuif. Par l’existence de ses trois hôpitaux, de ses structures médicaux-sociales, de ses centres de recherche, de ses réseaux de médecins généralistes et spécialistes, présents notamment dans ses centres de santé, Villejuif a toujours tenu un rôle de support majeur de l’évolution des pratiques médicales. Ce positionnement franchira très prochainement une nouvelle étape grâce à l’opération Campus Grand Parc qui donnera l’opportunité à Villejuif de créer un nouveau quartier autour d’un campus urbain à vocation internationale, et qui concentrera de nombreuses activités de recherche dans le domaine de la santé.

Les élus de Villejuif auront par conséquent de grandes responsabilités pour profiter de ce nouveau projet pour ancrer la ville comme l’un des territoires les plus innovants et modernes, dans la proposition d’une offre de santé qui soit à la fois inclusive, solidaire et en totale adéquation avec ses habitants. Il sera nécessaire de construire ces services de santé en étroite relation avec les salariés qui travailleront sur le site Campus Grand Parc afin qu’ils puissent répondre aux besoins de ses habitants et être cohérents avec les infrastructures urbaines qui y verront le jour par la même occasion (logements, transports, cadre de vie, commerces, etc.).

La liste Réinventons Villejuif comptera plusieurs professionnels ayant une longue expérience dans le domaine de la santé. Une équipe qui ne manquera pas d’animer la démocratie sanitaire auprès de tous les acteurs du parcours de soins, des professionnels à la vie associative en passant bien sûr par les usagers finaux.

Cet esprit devra nous guider en permanence pour répondre à notre promesse d’une ville que nous souhaitons plus juste dans l’équilibre des pouvoirs et plus proactive dans son adaptation aux enjeux de santé publique pour la collectivité.

Faire vivre la démocratie sanitaire est une mission dont la municipalité doit être la première garante. Grâce à l’animation de ses conseils locaux respectivement de santé et de santé mentale, de son conseil municipal dédié aux personnes âgées, ainsi que de la gestion de la maison du Handicap, une municipalité peut agir efficacement avec l’ensemble des acteurs installés sur son territoire pour aboutir à des échanges fructueux et des projets communs vertueux pour améliorer le bien-être de ses concitoyens.

La ville doit contribuer activement à la lutte contre le cloisonnement de certains de ses quartiers qui conduisent bien souvent à un risque de rupture d’accès aux services de soins qu’il est ensuite très difficile de gommer. A ce titre, nous souhaitons la création de deux maisons de santé durant la prochaine mandature, dont les principales missions à très court terme seront de favoriser l’arrivée de nouveaux professionnels de santé et de faciliter leur collaboration et leur intervention auprès des villejuifois. Nos centres de santé municipaux, trop vétustes, devront bénéficier en parallèle de travaux importants de modernisation afin de répondre aux besoins d’une population croissante et de proposer les dispositifs médicaux les plus évolués.

Nous souhaitons également mettre la prévention sous toutes ses formes au cœur de notre action municipale. Nous proposons organiser une veille permanente qui se focalisera chaque année sur un thème à part entière pour identifier les actions les plus efficaces à mettre en œuvre pour se prémunir face aux nouveaux enjeux sanitaires auxquels notre société est régulièrement confrontée.

Nous dédierons la première campagne d’information aux plus jeunes de nos concitoyens pour les informer au mieux sur les risques consécutifs à la consommation de cannabis. Cette problématique ne peut en aucun cas être traitée comme un simple problème de sécurité. Notre territoire compte de nombreuses associations et centres spécialisés dans la lutte contre l’usage de psychotropes. L’ensemble de ces acteurs doivent être très rapidement identifiés et coordonnées étroitement par les pouvoirs publics locaux pour diffuser des campagnes de sensibilisation des risques qui puissent être efficaces durablement.

Si Villejuif devient une capitale de la santé, elle doit concrètement l’incarner en s’impliquant proactivement au quotidien auprès des larges réseaux de professionnels de ce domaine. Ces derniers doivent à la fois pouvoir travailler et se loger décemment dans notre ville. Plus leur temps de transport sera réduit, meilleure sera leur motivation et leur implication auprès de leurs patients, et plus faible sera leur remplacement et le risque de disparition de certains services. Un salarié qui habite là où il travaille contribuera à consommer chez les commerçants de proximité et à favoriser le développement économique de sa ville. Pour répondre à cette ambitieuse mission, nous devrons travailler avec l’ensemble de nos partenaires pour renforcer les partenariats et les identifier les synergies qui favoriseront le développement de services dédiés à cette population très importante pour le bien-être d’une commune avec une identité telle que Villejuif.

Villejuif, Capitale de santé, doit définitivement animer la démocratie sanitaire de notre territoire. Elle doit inscrire son action municipale dans le développement d’outils concrets de partage et de communication à l’échelle des quartiers et des acteurs du soin.

#RéV